CONCLUSIONS
10 Le coryza spasmodique, syndrome clinique nettement individualisé, ne doit pas être considéré comme une affection locale due à l’action directe sur une muqueuse nasale hyperexcitable d’un agent irritant physique ou chimique.
L’éclosion, chez certains sujets, d’une crise de coryza spasmodique, lorsque la cause provocatrice agit en pénétrant, non plus par inhalation, mais par ingestion ou par injection sous-cutanée ou intraveineuse, montre que le coryza spasmodique est une manifestation locale d’un trouble qui intéresse l’organisme tout entier : ce trouble, c’est le processus physique de choc dont l'existence nous a été révélée par les travaux de MM. Widal, Abrami et Brissaud, et auquel ces auteurs ont donné le nom de « colloïdoclasie ».
Ce fait est démontré par l’étude du coryza spasmodique dans ses différentes variétés. On y retrouve les critères qui permettent de rattacher un accident clinique aux phénomènes de choc : la crise hémoclasique initiale, l’action préventive des divers procédés thérapeutiques anticlasiques. L’épreuve des cuti-réactions met aussi en évidence l’hypersensibilité générale de l'organisme de ces malades atteints de coryza spasmodique à l’antigène responsable.
En définitive, au même titre que l’asthme, l’urticaire, le coryza spasmodique a comme base essentielle une tendance humorale particulière à certains sujets : l’aptitude morbide à réagir par des chocs
aux influences les plus diverses, à laquelle MM. Widal et Abrami ont donné le nom de diathèse de colloïdoclasie.
20 L'existence de ces critères dans les différentes variétés de coryza spasmodique, quelle que soit leur cause, est une preuve de l’unité des coryzas spasmodiques défendue au nom de la clinique par Garel et Molimié. Il n'existe qu’un coryza spasmodique, et le rhume des foins n’en est qu’une variété étiologique, un peu spéciale du fait
de sa périodicité.
3 Le coryza spasmodique, étant un accident de choc, on peut, lorsque sa cause est inévitable, lui appliquer le traitement anticlasique, qui compte à son actif de nombreux cas démonstratifs de guérison ou d'amélioration.
40 Ce traitement anticlasique du coryza spasmodique ne sau être exclusif. Les travaux récents ont montré le rôle que peuvent jouer dans la production des phénomènes de choc, de même que dans l’éclosion de leurs manifestations cliniques, les glandes à sécrétion interne d’une part, le système nerveux organo-végétatif (sympathique et parasympathique) d’autre part. On trouve là une explication des”. heureux résultats thérapeutiques obtenus dans le coryza spasmodique, soit par l’opothérapie, thyroïdienne en particulier, soit par le traitement local modificateur de la sensibilité de la muqueuse nasale, soit par la médication agissant sur le système sympathique OU parane EAN. à
Vu : le Président de thèse, 2h FNWIDA NES, ns
Vu : le Doyen, | FE ‘à
Rocer.
Vu et permis d'imprimer :
le Recteur de l’ Académie de Paris,
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