PS Re Pre
AA OR pee 4 200 —
Ah 08 222 5 200 —
Vers la sixième minute, le malade ressent de vives démangeaisons au niveau des trois scarifications, et à la huitième minute apparaît un placard urticarien, qui atteint très rapidement la taille d’une pièce de 2 francs,
à la vingt-troisième minute les éléments se sont fusionnés, et le malade
présente une plaque œdémateuse de 9 centimètres de largeur sur 7 centitres de hauteur, véritable œdème de Quincke.
M. Coul.. :
AMD D Puiinearee 6 600 leucocytes.
AAIFHQUTER ete. Cuti-réaction aux pollens.
RE HER ANR 3 800 leucocytes.
AAC OPEN 4 000 —
AE ROOSE A Ee 3 600 —
AAA ASE Len 5 600 5
FE A Por M 6 000 —
Dès la sixième minute, le gonflement local apparaît, et vers la vingtième minute, il existe au niveau de la scanification un placard urticarien de la taille d’une pièce d’un franc.
Il est intéressant de constater que cette inoculation cutanée non seulement provoque des accidents locaux, mais est encore très rapidement suivie d’une réaction générale qui, chez nos malades, est constituée par une crise hémoclasique d’une netteté parfaite.
Pour vérifier la spécificité de cette réaction, nous avons fait deux contre-épreuves : l’une chez un malade atteint de coryza spasmodique a frigore, l’autre chez un sujet ne présentant aucune manifestation de choc. Chez eux, nous n’avons constaté ni réaction générale, ni réaction locale, sauf bien entendu un léger gonflement des bords du trait de scarification, mais ne dépassant pas 2 millimètres.
30 La thérapeutique anticlasique.
Nous avons vu les résultats obtenus dans le traitement du rhume des foins par divers procédés thérapeutiques anticlasiques : injections de pollens-vaccins (Curtiss, Scheppegrell, Seymour, Oppenheim et Marck, Salomon Strause et [ra Franck, Walter, Jacod) ; autosérothérapie (Achard et Flandin) ; autohémothérapie (Sicard). Nous avons traité nos trois malades par des procédés différents.
Chez M. Jam.…., nous avons utilisé la peptone en solution à 5 0}, dans du sérum physiologique. Nous lui avons fait des injectons intramusculaires de 10 centimètres cubes de cette solution, soit O gr. 50 de peptone (a). Le malade avait chaque année des crises de rhume des foins d’une intensité inouïe. Pendant deux mois, du 15 maï au 15 juillet, aussi bien à Paris qu’à la campagne, ces crises quotidiennes se répétaient d’une façon subintrante. Il avait subi en 1914 des cautérisations nasales sans aucun résultat. Dès la quatrième injection de peptone, il vit son coryza disparaître complètement.
La première injection faite le 7 juin 1921 ne détermina aucune amélioration ; la deuxième injection, le 9 juin, amena une sédation du rhume pendant les douze heures qui la suivirent. Après la troisième injection (11 juin), suppression totale du coryza, malgré un
(a) Cette solution, très facile à préparer, doit, bien entendu, subir la stérilisation, qu’elle supporte parfaitement. On la trouve dans le commerce toute préparée sous le nom de sérum chloro-peptoné.
séjour à la campagne de toute une journée au milieu des foins en pleine floraison, ce qui a la valeur d’une épreuve expérimentale. La quatrième injection (14 juin) amena la cessation complète et définitive du rhume des foins. Nous pratiquâmes encore deux injections (16 et 17 juin) pour renforcer cette désensibilisation. Le 20 juin, le malade n’avait pas eu un éternuement depuis six Jours, et cette guérison persista pendant toute la durée de la saison des foins de cette année.
Fait curieux, alors que le rhume des foins avait complètement disparu chez ce malade, la cuti-réaction aux pollens était encore positive.
L’autosérothérapie (a) par voie sous-cutanée nous a donné des résultats remarquables chez M. Coul.….. Nous avons fait à ce malade dix injections sous-cutanées de 2 centimètres cubes d’autosérum, à raison d’une tous les deux jours. Dès les premières injections, nous avons obtenu une amélioration considérable. À partir de la sixième, le rhume des foins disparut complètement. Un mois et demi après la cessation de ce traitement, cette guérison complète subsistait. Pendant toute cette période, M. Coul... put passer des journées entières en pleine campagne, au milieu des foins (juin), sous un soleil ardent, sans présenter de crises de coryza. De temps à autre, 1l ressentit quelques picotements de la muqueuse nasale et de la conjonctive, mais sans qu’apparussent ni éternuements ni hydrorrhée nasale, L’inhalation, même prolongée, de pollens recueillis dans un tube, n’amena plus chez lui aucun accident, sauf cette sensation de picotements de la muqueuse nasale, alors qu'avant le traitement il suffisait de lui faire respirer pendant quinze secondes ces pollens pour déclencher immédiatement une crise de coryza spasmodique intense.
Par contre, chez M. de B.., cette autosérothérapie resta sans effet, et nous fûmes obligés d’avoir recours à un autre procédé. Nous avons
(a) La technique de l’autosérothérapie est d’une extrême simplicité. On recueille 20 centimètres cubes de sang par ponction veineuse dans un tube stérilisé. On laisse transsuder le sérum en gardant le tube à la température du laboratoire. Ce sérum, ainsi obtenu, est injecté, douze à vingt-quatre heures après la prise de sang, par voie sous-cutanée. « Il est nécessaire de ne pas placer à « l’étuve le sang destiné à fournir le sérum à injecter. L’autolyse étant très « rapide à 37° et au-dessus, le sérum peut devenir dans ces conditions « très « hétérogène » et son injection peut déchaîner, même à petites doses, des acci- « dents anaphylactiques parfois inquiétants, et pour lesquels nous avons déjà « proposé la dénomination d’auto-anaphylaxie sérique. » (F. Widal, P. Abrami et Ét. Brissaud. L’auto-anaphylaxie sérique. Treizième congrès français de médecine interne. Paris, 1912.)
utilisé, alors, les injections intraveineuses de carbonate de soude, suivant la méthode employée, avec succès, par MM. Sicard, Paraf et Forestier, dans le traitement de divers accidents de choc, de la migraine en particulier (29).
Lorsque nous avons entrepris ce traitement (23 mai), le malade souffrait d’un rhume des foins d’une telle violence, qu’il était obligé de vivre continuellement dans une demi- obscurité, de garder la chambre, toute sortie lui étant interdite.
Nous avons commencé par des injections quotidiennes de carbonate de soude, à la dose de 1 gr. 50, dissous dans 100 centimètres cubes de sérum physiologique (a). Dès la deuxième injection, M. de B... put reprendre une existence normale, avec seulement de temps en temps une très légère crise de coryza qui avortait rapidement.
Nous avons pu alors espacer les injections tout en maintenant cette amélioration ; d’abord une injection tous les deux jours, puis une par semaine et cela en ramenant la dose de carbonate de soude à À gramme et même 0 gr. 50. Un mois après le début du traitement, M. de B... restait une semaine entière indemne de tout accès de coryza, sans recevoir d'injection. Vers le huitième jour survenaient de nouvelles crises, immédiatement jugulées par une injection de carbonate de soude.
M. de B... réagit assez fortement à ces injections : la première fut suivie de céphalée, avec courbature et malaise ; cette légère atteinte de l’état général se produisit aussi à la suite de quelques-unes des injections suivantes. Habituellement, tout se bornait à une crise de coryza assez intense qui éclatait une demi-heure après l'injection et se dissipait en une heure environ.
Ajoutons que ce malade, qui présente par ailleurs un coryza aux émanations animales, est extrêmement sensible aux injections sériques. Ayant reçu pendant la guerre une injection de sérum antipesteux, 1l fit des accidents sériques accélérés (sixième jour).
(a) Ce sont là les doses pour le carbonate de soude hydraté du commerce. Il existe, en effet, deux carbonates de soude : le carbonate de soude hydraté du commerce et le carbonate de soude sec, qu’il est préférable d'employer : 0 gr. 33 du second équivalent à 1 gramme du premier. On conserve cette dose de 0 gr. 33 de carbonate de soude sec dans des ampoules stérilisées et on la dissout, extemporanément, dans 100 centimètres cubes de sérum physiologique stérilisé, qui doit être d’une limpidité parfaite. Tout sérum physiologique opalescent doit être rejeté, comme-susceptible de donner des accidents de choc violents. L’injection de la solution de carbonate de soude, ainsi obtenue, est faite doucement dans la veine à l’aide de la gaveuse.
L'emploi d’une solution de carbonate de soude préparée longtemps à l’avance et conservée dans un flacon doit être rejeté.