LES SPECTRES
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"qïïênous avons constiitécs; do sorte qu'on a pu consliuire des dessins bizarres et dilfornies, el nii Vœïl iraperçoit plus aucime fi*:niré déterminée, et tels cependant que, réflécliis dans des miroirs cylindriques et coniques, leurs images soient une représentation fidèle d'ohjets connus. On donne le nom iWinamorphoses k ce renversement do formes. On trouve chez les opticiens, des tableaux, dont les lignes et les couleurs ont été comtiinées pour jjroduire des image:? régulières de paysages, de personnages, d animaux, etc., quand ou place au centre du tidileau le miroir cylindrique ou conique, pour lequel il a élé
Construit (fig. I8() el 187).
Oiiaud la réflexion «le la lumière se (ait sur une surlace olie, mais trans|>arente, les images se produisent encore, mais elles sont Irès-alTaiblies, une grande partie de !a lumière incidente traversant la sul)st^ince. Voilà pourquoi les mirob's et les glaces ordinaires sont étamées sur leur face postérieure, el alors les images se fout comme sur un corps opaque d'un grtntl poli. Mais les glaces sans tain peuvent être employées el donner des images très-colorées el très-brillantes, quand les objets qu'elles reflètent sont vivement écbiirés, et qu'eu mf me temps Tespace qui les entoure, plongé dans une obscurité relative, reçoit peu ou point de lumière ditîuse. Tel est le principe des apparitions lanlî^sliijues connues au théâtre S00& le nom àii spectra (fig. 188), et qu'on a, récemment encore, utilisées avec succès dans les drames.
La salle où se trouvent les spectateurs est plongée dans riibscurité, et la scène, séparée de la salle [>ar une glace sans tain, est faiblement éclairée, de sorte que la glace est tout à fait invisible. En donnant à celle-ci une position inclinée (fig- 189), elle réfléchit Timage d'un |*ersonnage, image vivement éclairée par une lumière projetée sur ce dernier et placée sons la scène, dans ce que l'on nomme, eu style de théativ, le premier dessous. LVicteur réel que le spectateur voit directeineiil sur la scène et Timage virtuelle, mais animée, du per*
soiinagc^ peuvent ainsi se mêler, se coulmidie, de fa\;ou i iiliisiou aux speclateurs, et à leur l'aire eroire à Fappj «Fun fautomc insaisissable* La nécessité de donner à là
Fi{^. 180. — DtTiposilion Ue ]a gbcesans toin et position du faTUdme.
une position inclinée fait que le fantôme ne paraît p tementen équilibre, et ce défaut est surtout sensible p spectateurs placés sur les cotés.
§ V. LUMrÊiu: iimÉGULtÈHEMî-XT îti:i'ij-:cmi^ ou lumière Dua
Nous n'avons considéré jusqu'ici que la lumière r régulièrement à la surface des corps polis; et les plién auxquels donne lieu cette réflexion montrent assez, nous l'avons déjà dit plus haut, que si le degré de p [jarfait, le eori>s réfléchissant serait invisible pour noi verrait Fimage plus ou moins déformée des objets h qui rentourenty on ne le verrait pas lui-même* Et si> u tion des sources de lumière, tous les corps étaient dans ! cas, Tœil ne percevrait ([u'une multitude indélmie i des corps lumineux, du Soleil par exemple, sans \ autre chose. Dans une chambre obscure, si Ton fail