‹ Les phénomènes de la physiqueChapitre 108 sur 249 · IMAGES DANS LES LENTILLES · texte numérisé non relu

IMAGES DANS LES LENTILLES

tes termes, il a toujours été possible de la recevoir sur im éeraa; elle a une existence indépendante de Tobserfiiteur. Il n'en sera plus de même, si nous continuons à approcher la bougie ou tout autre objet de la lentille : lecran placé à une distance quelconque ne donnera plus que de la lumière diffuse. Cependant, au lieu et place de récran* plaçons notre œil même. Nous verrons au travers de la lentille une image de la bougie, image qui n*esl plus renversée, mais droite et grossie. Comment se fait-il que l^œil reçoive la sensation d'une image qui n'a rien alors de réel? Cela est facile à compreudi*e : les faisceaux lumineux qu^uvoie aloi's k la lentille chacun des points de Tobjet, sortent en divergeant du milieu réfringent : Tœil qui les reçoit épKWiTe la même sensation que s'il ||S|^|iait de rayons ^^raSés directement de points lumineux situés de l'autre côté de la lentille, mais à une plus grande distance que l'objet niéine auquel ils appartiennent* De là^ l'agrandissement des dimensions apparentes ; de là aussi, le sens de F image qui, devenant virtaelle, cesse d*étre renversée (fig. 222), Dans ce cas, à mifsure que lobjet se rapproche de la lentille, l'image diminue jusqu'au moment où, venant à toucher Tune de ses faces, Timage est devenue sensiblement égale à Tobjet même.

Voilà pour les images que produisent les lentilles couvergentfis.

Les lentilles divergentes n'ont pas de foyer réel. Par exemple, si Ton considère un faisceau de rayons parallèles à Taxe — c'est le cas où le point lumineux est situé sur Taxe à une distance infinie — en sortant de la lentille, les rayons

Fig. 222.

Imige droite et virtuelle d'un ûbjet situé eoilri le foyer principal et la lentille.

Fig. 223. — Foyer principal virtuel des leQlilles diverj^entes.

divergent; leur point de concours est situé sur Taxe en avant de la lentille : c'est ce qu*ou nomme le foyer principalj foyer qui n'est plus réel, mais virtuel. L'œil, qui reçoit le faisceau divergent au sortir de la lentille, éprouve la même

sensation que s'il existait réellement uii point luminem an foyer.

Avec les lentilles divergentes, il n'y a jamais non plus d'image réelle, par la raison que les rayons lumineux, au sortir du milieu réfringent, s'éloignant les uns des autres, n'ont pas de point effectif de reiunion. Mais en leur appliquant ce qu'on vient de dire du cas où rimage donnée par une lentille convergente est droite

et virtuelle , ou comprend que les images des lentilles divergentes sont pareillement virtuelles et droites. Seulement, il y a celte

Fig. Tlk. — Jmnge droite vijiucJJe El plus petite que Tobjel, .KfT.^ppnpp ^îio 1#>IIîhi dans une lealille bi-concJve, uaitreuce, qut leUI^S

dimensions apparentes sont toujours moindres que celles des objets qu'elles représentent. La figure 221 montre la raison de ce dernier fait, et permet de comprendre pourquoi les images, d'autant plus petites que Fol)] et est plus éloigné, finissent par atteindre en grandeur TobJ! t même, quand ce dernier arrive à toucher la lentille.

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