‹ Les phénomènes de la physiqueChapitre 109 sur 249 · II · texte numérisé non relu

II

Fig. 225. — Cbambre noire.

les lunettes astronoraîqucs, les télescopes, les microscopes, les phares, etc. Nous décrirons les plus importantes dans le volume qui traite des applications de u physique, et nous verrons quel parti merveilleux la science a su tirer de leurs propriétés. Ici| nous nous bornerons à indiquer la construction des plus simples appareils, dans lesquels les images réelles sont utilisées pour produire tel ou tel effet d'optique : ce sont notamment la chambre noire^ le mégascope, la lanterne magiffi/Cj le microscope solaire et le phantascopc,

Nous avons déjà vu, en parlant de la propagation de '. mière en ligne droite, que si, dans le volet d'une cht parfaitement close, on perce un petit trou, Tirnage des extérieurs vient se former sur un écran. Cette image n sée n'est bien nette que pour les objets éloignés.

Pour obvier à cet inconvénient et donner plus d*éclc images, un physicien du dix-septième siècle. Porta, eut de recevoir la lumière sur un miroir sphérique concai réfléchissait les rayons et l'image sur un écran. Mais il des effets beaucoup plus remarquables, en adaptant ai du volet une lentille convergente. L' ___ des objets extérieurs vint se peindre - avec netteté sur l'écran, dont la dist l'ouverture du volet dépend de la di des objets eux-mêmes. Il est facile leurs de trouver cette distance par nements. Les dessinateurs emploie , chambre noire ainsi perfectionnée.

1 tracer sur un papier les contours di sage qu'ils veulent reproduire. C donne alors la forme qu'indique la

Fig.226.-Leniille-prisine 225. Au licU d'uUC lentille, OU C

de la chambre noire. '

un prisme (fig. 226) dont la face U vers les objets est convexe et qui, par la réflexion sur sa face plane inclinée de 45 degrés, renvoie les fai de lumière sur la table où est placé le papier blan l'image se forme avec toute sa netteté, et le dessinate plus qu'à en suivre au crayon les contours. Cette me tion de la chambre noire est due à l'opticien C. Chc Le mégascope est une chambre noire imaginée pou mettre la reproduction sur une échelle agrandie d'ui quelconque, statuette, tableau, etc. La figure 227 no pensera d'une description détaillée; nous dirons seu que, l'éclat de l'image étant affaibli par la dispersion l'agrandissement, on se sert d'un miroir pour envo^

APPLICATION DE LA RÉFRACTION. as3

rayons du soleil sur l'objet, et obtenir uq éclairement suffisammeut iuteuse.

La lanterne manque est uû mégascope dans lequel les

Fig. 2Vk — llègi3C0pe.

sont éclair<^s par la lumière d'une lampe à réflecteur A Taide de cet appareil, ou projette sur un écran les images agrandies de dessins peints sur verre avec des coulem*s trans Ineides. Lé tube, en travers duquel on place ces dessins renversés^ renferme un système de deux lentilles J'une plati^onvexe, Tautrebi-convexe, qui duanentune image

droite reçue sur un écran placé en avant de rinstrument.

En employant la lumière Drummond pour éclairer les ob-

I jeli, on obtient des images beaucoup plus vives; et dès lors,

eo éloignant Técran et rapprocbaut les lentilles^ on peut

ignndîr beaucoup plus les objets*

Fig. 238. — Lamteme aiigique.

dik

Vers la fin du siècle deroier, un physicien belge, son, obtint uq succès extraordinaire en montrant au pi^ apparitions de fantômes, qui, dans robseurité profond trouvaient les spectateurs, semblaient s'avancer peu i grandir jusqu'au milieu de la salle. L'illusion de c était obtenue au moyen d'un appareil nommé pha tout à fait analogue à la lanterne magique, c'est-à-dii d'une caisse renfermant une lampe à réflecteur, d'i avec le même système de deux lentilles projetant Tima dessin sur un écran placé en avant de Finstrument^ ment, la lanterne est supportée par une table roulaD l'un des pieds porte une poulie, qui communique se vement à la lentille objectif par rintermédiaire d'uu trique et d'un levier. Quand la table roule en s'cloig l'écran, l'objectif se rapproche peu à peu de la dem rimage grandit, et rillusion est produite, d'autant pli

plète, qiik l'aide d'un di me mobile, la lumière ( çoit Fimage varie propor^ lement à sa grandeur,

Robertson, qui devait,

il, le secret de cette invc

un ai'tiste nommé de "W

avait soiu d'écarter toute 1

étrangère, tout bruit de

reil, dont les roues étaie

nies d'étofTe. De là, une

quil augmentait encore

tant le bruit du tonnerre

pluie, les cris des animai

Dans la ligure 229, c

voir qu'il y a une doub

terne. On peut dès lors projeter sur Fécran, outre Un

spectre ou de tout autre personnage fantastique, cell

paysage en haroionie avec la scène à produire.

'mm

Fig, 2î9. — PhaQtas<;ope.

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