‹ Les phénomènes de la physiqueChapitre 129 sur 249 · INTERFERBNCB DES ONDES LUMINEUSES. 37T · texte numérisé non relu

INTERFERBNCB DES ONDES LUMINEUSES. 37T

tré^-Toisines donnent deux séries d'anneaux qui se superjKMseiit en partie, et de plus, on aperçoit trois séries de franges obscures reclilignes, qui dispai^aissent dès qu'on bouche Tuu des trous (fig, 2i3). Cette dernière expérience causa un étonnement profond dans le monde des physiciens, dont elle bouleversait toutes les idées qu'ils s*é-

laient faites jusqu'alors sur la nature

de l'agent lumineux. El, en efl'et, elle

raelldtt en évidence ce singulier résul- W, ijue fie la lumière ajoutée à de in lumière produit en certain cas de l obscurité !

Kewton étudia les phénomènes de diffraction révélés par le physicien bolonais; il y joignit des observations nouvelles, et chercha à expliquer la diffraction par une déviation '|uc les bords des corps opaques font subir aux rayons de lumière. Fraunhofer, Younget enOu Fresnel achevèrent iVen découvrir les lois, et ce dernier savant les rattaclia de la façon la pins heureuse à la théorie des ondulations. Avant de poursuivre la description des phénomènes, donnons une idée de ce que Voung a appelé le principe des interfé renées j principe dont il a nettement exposé la théorie dans le système des ondulalioiis, et que phis tard Fresnel a démontré par la fameuse expérience des deux miroirs.

Supposons que deux rayons de lumière suivent la même direction AB, qu'ils aient même intensité, et que les longueui's donde de chacun d'eux soient égales, auquel cas les niouvefnents de vibration de Téther auront même amplitude aux mêmes phases. Si les ondes du premier rayon coïncident avec celles du second^ il est clair que leurs intensités devnint sa- J0uter : la quantité de lumière sera augmentée par leur concours. Mais si Tuu d'eux est en retard sur l'autre, et cela précisément d'une demi-longueur d*onde, les molécules d'éther

situées le long de la li^nc AB seront sollicitées d'un côti des forces dont Fintensité et la direction seront représeï par la courbe aaa,,,.^ et d'antre côté par des forces égal coDti aires représentées par la courbe a a a.,.. Toute molô telle que m, restera donc en repos sous raction de ces f opposées ; le mouvement vibratoire cessera, et Tobsc! succédera à la lumière. On dit alors que les ondes ou les ra lumineux interfèrent. Même résultat, si le résultat était de 5/2.,,. et en général d'on nombre impair de demi-ondulal S*il est d'un nombre pair de demi-ondulations, le résulta le môme que s'il y avait cnïncideuce. Enfin, entre ces <

Fi g. 244. — lalerfèrcnce des anjes lumineuses.

cas extrêmes, Tintensité lumineuse est tantôt augmentée^ tôt diminuée; mais il n'y a en aucun point destruction abi de lumière, I

Tliéoriqnement, ce raisouuement, qui est une conséqnj nécessaire du système des ondulations , rend parfaitei compte de rexpérience de Grimaldi, et de toutes celle apparaissent des franges obscures ou brillantes. Il n néanmoins à le vérifier par robservaliou, et c'est ce qu'j Fresnel, notamment par 1 expérience des deux miroirs \ nous avons parlé plus haut. Cette expérience est trop| portante pour que nous ne la rapportions pas ici : la ni et les bornes de cet ouvrage ne nous permettant point d'à der Texplication théorique de la plupart des phénomèni faut tout au moins que le principe en soit exposé assez «i remeut, pour que le lecteur accepte les conséquences confiance.

Page 1