‹ Les phénomènes de la physiqueChapitre 136 sur 249 · PROPRIÉTÉ DE LA TOURMALINE · texte numérisé non relu

PROPRIÉTÉ DE LA TOURMALINE

fiable. Alors les objets lumineux paraissent au travers, comme si on les regardait avec un verre coloré* Concc^ vous une de ces lames interposée perpendiculairement entre rœil et une chandelle : celle-ci sera vue avec une égale fiicilité dans toutes les positions de Taxe de la lonie à Tégard de rhoriïon. Si Ton feil tourner la lame dans son propre plan, on ne remarque aucun changement dans l*image de la chandelle. Donnant alors à celte première lame une position fixe (en plaçant son axe vediealement par exemple)^ on interposera entre elle et Tœil une seconde lame qu*on fera louroer lentement dans son propre plan ; ce qui produira un |ihénomène très-curieux. La chandelle deviendra successiveinent visible et invisible à chaque quart de révolution de la lame, en passant par tous les degrés de clarté, depuis un certain maximum jusquVi une obscurité totale ou presque totale; après quoi la clarté augmentera de la même manière 4|u'elle aura décru. Or, si l'on fait attention à la position de la seconde lame par rapport ix la première, on trouvera que les maxima de clarté ont lieu lorsque les axes sont parallèles, c'cst'à-dire lorsqu'ils sont disposés comme ils Tétaient ordinairement dans le cristal, ou lorsque leurs positions diffèrent Je 18(1". Les minima ont lieu, an contraire, lorsque les axes te croisent exactement h angles droits. Dans cette dernièi*e mluation, la lumière est lotalemenl arrêtée, si la touruuiline* est d'une bonne couleur, et quoique chaque lame en parlictilier soit d'une trarisparence parfaite, leur combinaison est tout à fait opaque- » (Herschtl, la Lumière,)

Ainsi, comme ou voit, la faisceau Ae lumière naturelle qui a traversé une première lame de tourmaline se trouve polarisé, Mmme celui qui émerge d'un cristal de spath d'Islande. Il n*a ]ilu$ sur tous ses côtés, sur toutes ses faces, si l'on peut s*exprimer ainsi, les mêmes propriétés, du moins au point de vue de son éclat. Nous allons voir maintenant que la double réfraclion n*esl pas le seul moyen de transformer la lumière natiiriîlle en lumière polarisée.

En 1808; Malus, physicien français, qui s'est illustré ses beaux travaux sur l'optique, regardant par hasard^ à vers un cristal de spath d'Islande, l'image du soleil couc réfléchie par les vitres du palais du Luxembourg, femai avec surprise qu'en faisant tourner le prisme, les deux im changeaient d'intensité : la plus réfractée était alternativei plus ou moins brillante que l'autre, à chaque quart de ré^ tion. En analysant minutieusemQut ce phénomène, il dé< vrit que la réflexion sous certains angles, suffît pour donne rayon lumineux les mêmes propriétés que possède un r qui a traversé un cristal biréfringent tel que le spath d'Isla L'expérience d'Huygens, dont Huygens et Newton avi essayé en vain de donner la théorie, ne fut plus un pbéDOi isolé, et c'est en s'eflbrçant de les rattacher à une même ç cation déduite de la théorie de Newton, que Malus fut coi à donner le nom de polarisation de la lumière à la me cation subie par les rayons lumioeux dans les expéric rapportées plus haut. Trois ans plus tard, en 1 811, Malus, et Brewster découvraient séparément la polarisation pa: fraction simple, Arago, la polarisation chromatique ; et de une multitude de faits nouveaux, se rattachant à des me cations singulières des rayons lumineux, vinrent concc avec les phénomènes dont nous venons de parler, à fo une des plus intéressantes branches de la science, auss conde pour la théorie que pour ses applications prati Comme les bornes et la nature élémentaire de cet ouvra{ nous permettent pas d'entrer dans de longs détails, nous contenterons de décrire quelques-uns des plus remarqu parmi ces phénomènes.

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