POLARISATION PAR REFLEXION
d'obsidienne, il acquiert, par la réflexion à la surface, les mêmes propriétés que s'il eîit été traversé par un cristal doué de la double réfraction : i) est polarisé.
On pose sur une table, devant une fenêtre ouverte, une plaque de veiTe noir, puis on se place de manière à recevoir obliquement, sous une inclinaison d'environ 3o®, la lumière des nuées réfléchie parla plaque. L'éclat du miroir paraît alors uniforme. Si, sans changer alore de position, on observe la surface brillante à travers une lame de tourmaline, taillée parallèlement à son axe optique, et si l'on fait tourner cette lame dans son propre plan, on remarque, dans l'éclat de l'image des nuées formées sur la plaque de verre, les variations suivantes : si l'axe de la tourmaline est dans un plan vertical, Timage brillante disparaît; la plaque de verre semble couverte d'une sorte de uuagc obscur, et le centre de la tache est entièrement noir. Quand cet axe est, au contraire, horizontal, c'est-àdire parallèle à la plaque de verre, la tache disparait complètement; enfin, dans les positions intermédiaires de l'axe de la tourmaline, l'éclat de l'image va graduellement en s'éclaircissaut de la première situation à la seconde.
Si l'analyseur, au lieu d'être une lame de tourmaline, est un prisme de Nicol, les variations d'éclat de l'image se succéderont de la même manière : le minimum aura lieu, quand la section principale du prisme sera verticale, et le maximum, quand cette section sera à angle droit avec la première de ses positions.
De ces deux expériences on tire la conclusion quun faisceau lumineux, tombant sous une inclinaison de 35^ 25' (ou ce qui est la même chose, sous une incidence de Vy\^ 35), sur une plaque de verre noir, est, après sa réflexion, polarisé dans le plan même de cette réflexion. Cet angle de 5i' 3'J' est ce qu'on nomme l'angle de polarisation du verre : c'est celui pour lequel le rayon réfléchi peut être complètement éteint par le polariscope analyseur : c'est ce qu'on exprime en disant qu'il est complètement polarisé. Quand l'angle d'incidence a une
autre valeur, rimage du faisceau n'est pas complétemei éteinte : le rayon réfléchi est partiellement polarisé.
L'angle de polarisation varie avec les substances réfléchi: santés. Ainsi, il est de 52° 45' pour l'eau, de 56° 3' pour roi: sidienne, de 58° 40' pour la topaze, de 68° 2! pour le dif mant. Brewster a imaginé une très-curieuse expérience poi mettre en évidence la difflérence que nous signalons enti les tmgles de polarisation de deux substances, du verre de l'eau par exemple. Il dispose une plaque de verre, de façc qu'elle reçoive et réfléchisse un faisceau de lumière soi l'incidence de 54° 35', qui est, comme nous venons de le voi l'angle de polarisation du verre. Puis, il observe le faiscec réfléchi avec un analyseur de manière que toute lumiè disparaisse. Or, si à ce moment, une personne soufile av son haleine sur la plaque de verre^ l'image apparaît de no veau. Ce phénomène est dû à ce qu'alors la réflexion a li< sur une couche d'eau, et que l'angle de polarisation de Vei n'est pas le même que celui du verre.
Malus a imaginé un appareil à l'aide duquel toutes les pi priétés de la lumière polarisée par réflexion peuvent être et diées. Outre celles que nous venons de décrire, nous signal rons encore celles qui caractérisent cette lumière, quand e se réfléchit en tombant sur une seconde plaque réfléchissan La figure 265 représente l'appareil de Malus, modifié et pe fectionné par M. Biot. I est la plaque polie destinée à polaris le rayon de lumière SI, par sa réflexion sur la surface de plaque; on voit ensuite un tube noirci au dedans, muni diaphragmes, et suivant l'axe duquel passe le rayon réfléi et polarisé II'.... En sortant du tube, le rayon tombe sur u plaque I' en verre noir, s'y réfléchit de nouveau, et va, s tomber dans l'œil, soit former une image sur un écran Les cadres qui maintiennent les deux plaques réfléchissan peuvent tourner autour d'un axe perpendiculaire à celui tube, de manière que leurs plans puissent faire avec ce d< nier tous les angles possibles ; de plus, on peut faire touri