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SENS DES VIBRATIONS LUMINEUSES

inipoi^sible de rendre coaipte de la transformation que subit uû rayon lumineux, quand il a traversé un milieu biréfringent, au qull s'est réfléchi sous un certain angle à la surface d*un eQr[»s |>oli. Pourquoi^ si les vibrations étaient longitudinales, le rayon polarisé aurait-il, dans certains plans, des propriétés particulières? Pourquoi ces propriétés appartiendraient-elles exclusivement à certains côtés du rayou? Ces objections portaient ifce grave atteinte à la théorie des ondulations, quand Fresnel eut Tidée de substituer à Thypothèse des vibrations longitudinales, celle des vibrations transversales perpendiculaires à la direction de la propagation lumineuse. Un rayon de lumière naturelle est alors celui dans lequel les mouvements vibratoires s'efl'ectuent successivement dans tous les sens à la surface de Tonde, ses propriétés doivent donc être les mêmes de tous les côtés. Mais si ce rayon vient ;\ traverser un polarisent en sortant du milieu biréfringent, les vibrations dont il se compose, au lieu de s'effectuer dans tous les sens, M»nt devenues parallèles, tout en s'efl'ectuant toujours dans des [ilans perpendiculaires au rayon* Le polariseur a, pour ainsi dire, tamisé les vibrations du rayon de lumière naturelle : il a arrêté ou détruit les unes, pour ne laisser passer que les vihra-

Itiotisquise trouvent dans le plan de la section principale. Pour parler plusjuste : toute vibration parallèle à la section principale passe sans altération dans le cristal ; toute vibration perpen- «lîcûlairc est anéantie ; enhu toute vibration oblique aux deux lumières, se trouve décomposée en deux auti*es, Tune parallèle lia section principale du polariseur et tjui passe, laulre perpendiculaire, qui est arrêtée. De là, les propriétés, que nous irons décrites, de la lumière polarisée.

Les conséquences de la théorie des ondes ainsi modiiiée «Oût très-nombreuses : jusqu'ici elles ont toutes été vérifiées iHir rexpérience; ou, si Ton veut, les phénomènes trouvés par l'observation s'expliquent comme ceux déduits de la théorie, avec une rigueur qui est la plus éclatante consécratioo fe principes qui constituent le système des ondes*

Ajoutons maintenant quelques lignes sur les applical qu'on a faites de la polarisation de la lumière à Tétude sciences physiques et naturelles.

Arago s'est servi de la polarisation par double réfrai pour construire un appareil photométrique basé sur l'inte relative des deux images, intensité dont Malus a donné h Le même savant a indiqué un moyen de distinguer en me écueils cachés sous l'eau, et masqués par l'éclat de la #un réfléchie à la surface. En regardant à travers un prism Nicol, dont on a soin de placer verticalement la section j cipale, les rayons réfléchis sont éteints, et les rayons réfra seuls transmis à l'œil, révèlent la présence des rochers mei^és.

La polarisation par réflexion permet de reconnaître lumière qui nous vient d'un corps a été réfléchie à sa face. C'est ainsi qu'on a vérifié la nature de la lumière astres, qui, comme la Lune et les planètes, nous renvoient simplement les rayons du Soleil, et qu'on a reconnu qi lumière des noyaux cométaires est en partie emprunté Soleil, puisque divers observateurs y ont constaté des traci polarisation dans un plan passant par le Soleil et le noyai

La lumière de l'arc-en-ciel est polarisée dans un plan mal à l'arc et passant par l'œil de l'observateur. Nous ver en eflet, que l'arc est formé de lumière réfléchie par les g telettes sphéiûques de la pluie. Arago s'est servi de la po sation par réflexion pour vérifier la nature de certaines pi précieuses : ayant fait tailler une petite facette à la surfac l'une d'elles, il détermina l'angle de polarisation et reco que c'était exactement celui du diamant. La polaris chromatique est d'un grand secours pour l'étude des crist elle permet de reconnaître si un cristal a un ou deux ax« symétrie, quelle est la position de ces axes dans le cristal

Enfin, le quartz et un grand nombre de liquides, l'eai crée, les solutions d'acide tartrique, l'albumine jouissent < propriété que les physiciens ont caractérisée par le no

POLARISATION ROTATOIUE. 431

pouvoir rotatoire : une plaque de quartz, taillée perpendiculairement à Taxe, dévie d'un certain angle le plan de polarisation des rayons qui la traversent ; et cette déviation est différente pour les rayons des couleurs simples. Si la lumière polarisée qui a traversé le quartz est de la lumière blanche, les couleurs qui la composent seront éteintes en proportions différentes. De là, une certaine teinte provenant du mélange des rayons qui ne sont pas éteints. C'est le phénomène de la polarisation rotatoire découverte par Arago, en 1811, et dont Biot a étudié expérimentalement les lois.

Or, ces lois ont fourni à l'industrie une précieuse méthode, la sacc/iarimétriey à l'aide de laciuelle on peut reconnaître la quantité de sucre pur que contient une dissolution sucrée. On voit donc que des phénomènes, qui semblaient d'abord n'intéresser que la théorie, peuvent conduire à des applications pratiques d'une grande importance.

43i LIVRE III. — LA LUMIÈRE.

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