L'ŒIL ET LA VISION
de la nie. Pendant ce trajet, les rayons lumioeiLx obéissent^ comme nous allous le voir, aux lois coDDiies de la propagation de la lumière dans des milieux de forme et de densité variables : il ne s'agit que de phénomènes de réfraction simple.
L'œil n'est autre chose qu une chambre noire dont l'ouverture est munie en avant d'une fenêtre transparente, en arrière d'une lentillei et dont le fond est tapissé par une membrane qui sert d'écran où viennent se peindre, renversés, les objets ptérieurs. Décrivons avec quelques détaUs cet admirable inîfniment*
L'œil est, comme on sait, logé dans une cavité du crâne qu'on nomme Xorbite : sa forme est celle à\m globe à peu prés sphérique enveloppé de toutes parts d'une membrane dure, consistante, que sa ressemblance avec la conie a fait nomu:ier cornée. La cornée se divise en deux segments d'inégale étendue; le plus petit, A, placé en avant de Fceil, a une courbure notablement plus prononcée que celle du segment postérieur; c'est comme un verre de montre bondié faisant corps avec le bulbe de Treil. De plus, il est d'une parfaite transparence et incolore, tandis que l'autre segment H est opaque, et sa couleur est d*un blanc légèrement bleuâtre. On les disliugue pur les noms de cornée transparente et de cornée opaque^ celleci constituant ce qu'on nomme vulgairement le blanc de l'œil.
Au travers de la cornée transparente, on aperçoit uiu^ membrane eircuUure, dont la couleur varie selon les personnes ou les races, tantôt grise, tantôt bleu clair ou foncé, tautât d'un brun jaunâtre. Cette membrane D, est Viris^ soile de diaphragme percé à son centre d'une ouverture également circulaire, du moins chez rhoninie, cuiverture qu'on nomme la pupille. Derrière la pupille, qui est l'ouverture de la chambre noire, se trouve une lentille solide E : c'est le cristallin, dont la face antérieure oOVe une courbure moins prononcée que la surface interne. Le cristallin divise la cavité de l'œil en deux parties ou chambres de dimensions très-inégales, ainsi 4|u'oiJ peut le voir dans la figure 273. La chambre antérieure B, corn-
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prise entre la cornée transparente et le cristallin, est pli d'iin liqnide peu il i fièrent de Feau pore et qui a, à peu près même pouvoir réfringent; on nomme ce liquide V/iuf aqueuse. Entre le cristallin et le fond de l'œil, se troui chambre postérieure toute remplie d'une substance transp rente, incolore, ayant la consistance d*uue gelée et uu peu i>l réfringente que l'eau : c'est X humeur vitrée L.
Un rayon de lumière qui pénètre dans l'œil traverse doi
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Fig. 213, — Coupe (ïiamôtrale antéro- postérieure de i'Œïl humaiû.
série de milieux réfringents que voici, avant d*arriver au fo de l'orgaue : la cornée transparente, Thumenr aqueuse, cristallin et Hiumenr vitrée. Dans chacun de ces milieux, subit une réfractiou particulière, et Tensemble de ses dévi tions est tel, qu'il va former sou foyer sur la menibra même qui tapisse la chambre postérieure de FœH- C est moment de dire que toute la surface interne de la corn opaque on de la stlérotir/ue, comme on dit eu termes d*an tomie, est recouverte d'une membrane mioce, la choroïde