L'ŒIL ET LA VISION
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dont ia face concave est tapissée d'un pigment noir propre à absorber la lumière.
Toutes les pai^ties de Tcoil que nous venons de décrire sont ceUes qui concourent à la formation des images des objets ; leurs fonctions sont pour ainsi dire passives. C'est à Fendroit même où se produisent ces images, qu*a lieu Timpression de la lumière sur la partie sensible de Tteil, et voici quelle est la disposition de cette partie qui joue le premier rôle dans le phénomène de la vision. Derrière le globe de Tœil, la choroïde et la cornée opaque sont percées d'un trou circulaire qui donne passage au faisceau des nerfs optiques. Ce faisceau M en arrivant à Fintérieur de Fœil, s'épanouit et s'étend sur toute la surface de la choroïde^ formant une membrane directement en contact avec Fhumeur vitrée : c'est la rétine K, qui est Fécran, maïs un écran vivant et sensible, de la cliambre noire de l'œiL
11 est facile de se rendre compte de la marche des rayons de lumière qui émanent d'un objet AB, et de la façon dont cet objet va faire sou image sur la rétine. Le système lenticulaire, composé de la cornée transparente et du cristallin séparés par Fhumeur aqueuse, a pour centre optique un point O, situé un peu
en arrière du cristallin (fig. 274.) Si Fon mène les axes secondaires AO, BO, c*est sur knir prolongement, et au point où ils reucoutreut la rétine , que convergent les faisceaux émanés des points A et B ; les points intermédiaires formeront leurs images entre les points a et ù. L'image ba de 1 objet sera donc renversée. Ce résultat est une des conséquences des lois de la réfraction et de la marche des rayons dans les lentilles ; mais on a pu le constater directement par l'observation. Ainsi, en prenant Fœil d'un animal qui vient de mourir, et en le débarrassant extérieuremrut den
Fig. 374. — Formation des images dans un œil normal.
couches de graisse dont le bulbe est enveloppé, on peut ami cir la cornée opaque, à sa partie postérieure, de façon à la n dre translucide. L'œil ainsi préparé et exposé à la lumic du jour laisse voir par transparence Timage très-petite et tr nette des objets extérieurs. On peut aussi Yoir l'image rc versée d'une bougie à travers la cornée des animaux albin< cornée que l'absence de pigmentum colorant rend naturel ment translucide.
Nous avons dit que l'iris joue le rôle d'un diaphragme, < ne laisse pénétrer dans l'œil que. les cônes de lumière ayi pour base l'ouverture de la pupille. Mais l'iris peut se ce tracter ou se dilater spontanément, de manière à rétrécir au contraire à agrandir la pupille. Ce mouvement autiin6| que se produit dans le premier seos, quand l'éclat de Uiâ mière reçue par l'œil augmente ; il se fait en sens cohMI si cet éclat diminue. Même chose arrive, quand Fœil regib des objets situés à des distances différentes : la pupille s*élai pour les objets éloignés, se rétrécit pour les objets rappi chés de l'œil. Regardez votre œil même dans un miroir q vous tenez à la main à une certaine distance, et examinez dimensions de votre pupille ; puis, rapprochez rapidemeni miroir sans cesser de fixer la pupille, vous verrez celle-ci rétrécir lentement.
L'œil étant assimilé à un système de lentilles, il peut j rdtre singulier qu'il serve à voir nettement tant d'obj situés à des distances si différentes. 11 n'est pas douteux q pour que la vision soit distincte, l'objet doive faire son im( nette sur la rétine même. Il faut donc, quand la distance chan que le foyer puisse changer aussi, de manière à comci< toujours avec la surface de la membrane nerveuse. C'est fait qu'on exprime en disant que l'œil s'accommode aux d tances. Mais à l'aide de quel mécanisme l'œil conserve-t-il cette façon sa propriété de distinguer nettement les obje Pour les petites distances, le rétrécissement de la pupi pour les grandes, un chaugement dans la forme du crista