LA VISION
qui dimioue son pouvoir convergent : tels sont les deux mouvements soumis à notre volonté, mais aussi se faisant sans que nous en ayons conscience, à Taide desquels les physiciens expliquent radaptation dont il s'agit
Il y a une limite inférieure à la distance des objets que nous cherchons à voir nettement : c'est la limite de la vision dis^ tincte^ qui varie selon les individus et selon les âgeSj entre 15 à 20 centimètres. Mais pour un œil normalement constitué, il n'y a pas de limite supérieure- La conformation de Tœil, peut être telle que la limite de la
Vt$, l"î*« — Formation de* limage dusis l'œil duo presbyte.
Fig, 276. — PormaiioQ de l'image datit l'ail d'an myope.
vision distincte soit beaucoup plus grande que celle dont nous venons de parler- Cette affection, qui se rencontre surtout chez les vieillards, les oblige à tenir un livre très-éloigné pour pouvoir lire sans confusion. Cela tient à ce que F image va se former au delà de la rétine, de sorte que la convergence des rayons émanés d un point lumineux n*ayant pas lieu sur cette membrane, i) y a impression confuse- En éloignant rob- [ jet, le foyer se rapproche et la vision devient dislinclc. Les personnes affectées de ce défaut de la vue sont les presbyties : on attribue le presbytisme soit à la diminution du cristallin^ mit à une rigidité qui ne lui permet pas de s'adapter aux petites distances, soit enfin à un aplatissement du globe de Tœil, d'ivant en arrière*
Les myopes ont un défaut opposé. La distance de la vision distincte est beaucoup plus courte pour eux que pour les vues naraiales; et à de grandes distances, la viàim est toujours cou-
fuse. Cela vieut de ce que, pour des raisons opposées à cel qui produisent le presbytisme^ le foyer ou Fimage d'un po lumineux se forme en avant de la rétine. La trop grande c< vexité du cristalliu, rallongement du globe de TcEil sont causes les plus ordinaires de la myopie. C'est un défaut i s'acquiert par Miabitude : les gens de lettres et de burei les personnes que leurs obligations obligent à regarder près de petits objets, sont fréquemment atteints de infirmité de la vue.
Nombre de pliysiciens se sont demandé pourquoi, les im des objets étant renversées sur la rétine, nous voyons ce dans leurs positions réelles, c'est-à-dire droits. Pour exp quer cette singularité apparente, on a fait des hypothè plus ou moins ingénieuses, mais qui, selon nous, n^ pas de sens, attendu que la question elle-même ne sigi fie rien. D'abord, Timage peinte sur la rétine n'est pas p( nous un objet que nous examinions, comme si nous possédi< encore un œil derrière la rétine. A la vérité, les objets ex rieurs et nous-môme, notre propre corps, sont vus par n« dans leurs positions relatives exactes : c'est tout ce qu'il ffl et, quand nous disons que nous voyons un objet, un arbre^ exemple, droit et non renversé, cela signifie simplement < sa tête et ses pieds nous semblent, la première, s'élever d; Tair, l'autre toucber au sol, absolument dans le même s que notre propre tête et nos pieds dans notre position normt Si, par une disposition particulière de notre œil, analogu celle de certaines lunettes, les images se faisaient droites la i^étine, il ne nous paraît pas douteux que notre percept n'eu serait nullement changée : pour qu'il en fût autremc il faudrait qu'il y eût exception pour l'image de notre ce qui est hors Je supposition.
L'impression faite par la lumière sur la rétine dure un e tain temps : c'est ce qui fait que nous voyons sous la for d'une ligne lumineuse un point brillant qui se meut avec
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