THERMOMÈTRES MÉTALLIQUES
mités est fixe, et l'autre s'appuie sur le petit bras d'un levier, dont le grand bras, en forme de secteur denté, s'engrène au pignon de laiguille. Les variations de la température augmentent ou diminuent la courbure de la lame, et dés lors font mouvoir, tantôt dans un sens, tantôt dans l'autre, le levier et par suite l'aiguille. Le cadran a été divisé en degrés par comparaison avec un thermomètre à mercure.
Dans le thermomètre métallique de Bréguet (fig. 292) la lame est formé de trois rubans d'argent, d'or et de platine, dont le système est contourné en hélice, l'argent, le plus dilatable des trois métaux, formant la surface intérieure des spires. L'hélice est suspendue verticalement, et son extrémité inférieure supporte une aiguille horizontale qiii parcourt les divisions d'un cadran. La température s'élève-t-elle, la courbure des spires diminue sous Tinfluence de la plus grande dilatation de Taisent, et l'aiguille marche dans un sens : le contraire arrive, si la température s'abaisse. C.omme la masse de l'hélice est extrêmement faible, elle se met très-rapidement en équilibre de température avec l'air (jui l'environne : le thermomètre de Bréguet est donc très-sensible, et très-propre à accuser les brusques variations de la température.
Nous ne ferons que mentionner les /nromcfrcs, appareils ayant pour objet de mesurer les températures très-élevées comme celles des hauts fourneaux, des feux de foires, etc., et fondés, les uns sur la dilatation des solides, les autres sur h\ contraction de l'argile. Du reste, les tentatives qu'on a faites pour rendre comparables les indications des pyromètres avec celles^ du thermomètre à mercure, n'ont pas donné des résultats d'une suffisante exactitude. Quand on veut obtenir une précision plus grande, on se sert pour mesurer les hautrs températures de pyromètres à air, dont on trouvera la description dans les traités de physicpie.
Tous les thermomètres que nous venons do décrire accusent les variations de leur propre température par les ditïérentes
dilatations et contractions de leur propre substance. Mais le bu qu'on se propose, en les construisant, est de mesurer la température des milieux ou des corps solides, liquides ou gazeux ce qui exige dans ces divers cas des précautions particulières S'il s'agit de la température de Tair ou du gaz, ou encon d'un liquide, on plonge le thermomètre dans le milieu, et s'i est d'une grande sensibilité, si sa masse est très-petite en comparaison de celle du milieu, la température indiquée par l thermomètre, quand le niveau du mercure ou l'index est ei équilibre, peut être prise sans erreur sensible pour celle di milieu même. S'il s'agit d'un corps solide, on creuse une cavit assez grande pour loger le réservoir de l'instrument, ou mieu: on remplit cette cavité de mercure ; au bout de quelqui temps, la température de ce liquide se met en équilibre ave celle du corps, et c'est alors qu'on y plonge le thermomètre Il faut toujours que la masse de celui-ci soit très-petite, comparée à celle du corps ; en effet, comme il y a échange d chaleur entre eux, l'indication ne se rapporte plus à la tem pérature primitive du corps, mais à celle qui s'établit à 1 suite de cet échange, et dans l'hypothèse où la masse d l'instrument serait trop grajide, la différence pourrait êtr considérable. Du reste, il est clair que cette cause d'erreur n peut jamais être entièrement évitée : on peut seulement e atténuer assez les effets, pour que le résultat ne soit pc altéré d'une manière sensible.
Un corps se dilate, quand sa température augmente : voi" le fait général que nous avons constaté, et qui sert à mesun les changements do la température. Mais de combien son vc lume augmentc-t-il, de quelle fraction du volume primil s'est-il accru pour une élévation diun degré du thermomèt centigrade? Cette fraction varie-t-elle d'un corps à un autr»