REFRACTION DE LA CHALEUR
niTefin du iiierciire. Dans l'expérience faite avec le morceau de glace , c'est le thermomètre au contraire qui perd plus de chaleur qu'il n'en reçoit; sa température diminue, et le niveau thermométrir|ue s abaisse en effet
On a ntilisé les lois de la chaleur rayonnante, ponr obtenir une chaleur d'une très-grande intensité au foyer d'un miroir sphérique concave exposé au:£ rayons solaires. Avec un appareil de ce genre, qu'on nomme alors un miroir ardent (Cg, 307), et auquel ou donne une grande ouverture et un rayon de courbure considérable, on a fondu des métaux, vitrilié de la brique* de la pierre, etc. BulTon a obtenu les effets des miroirs spbériques, eu disposant 100 miroirs plans en Terre étamé, de façon que chacun d'eux fût tangent à la même sphère. Chaque miroir pouvant tourner autour d*une charnière, il augmentait ou diminuait à volonté la dislance ^u foyer. 11 fondit ainsi du plomb à une distance de 1 40 pieds (45»5), de l'argent à 100 pieds (3 2"^ 5),
S in. RÉFRACTION DE L\ CHALEUR*
I Les rayons de chaleur qui tombent sur un corps ne sont I pas tous réfléchis, lis se partagent ordinairement en deux l groupes; le premier est composé des rayons qui se réfléehis- ■ MÉt à la surface du corps en suivant, comme on vient de le voir, les lois de la réflexion de la lumière, puis d'autres rayons qui sont envoyés diffusément dans tous les sens : ni les uns ni les autrqp ne pénètrent dans la substance du corps. Lo second groupe est formé des rayons qui sont absorbés par cette substance, et qui déterminent une élévation de température en se propageant par conductil>ilité dans toute la masse ; et enfiu^ de rayons qui traversent le corps et en sortent, de hi même manière que la lumière traverse les milieux transparents. Les proportions de ces diverses fractions de la chaleur incidente varient beaucoup selon la nature du corps qui la
reçoit, TtHat de sa surface, etc. De là, les expressions de voirsfv/iecteur, di(Jasi/] absorbant et diathermane pourdési gner les propriétés qui correspoudeut à ces diflereuts raodei de radiâliou de la chaleur dans les divers corps. Nous et dirons quelques mots plus loin. Pour le moment, nous voulofl! seulement nous attacher au phénomène de la transmission d* la chaleur rayonnante dans les milieux diatliermanes, et bmi lois de sa propagation, parce que nous allons y trouver nm analogie de plus entre la chaleur et la lumière. ^
En efifel, les rayons de chaleur qui entrent dans un mîM
Fig. 308* — Réfraction de la chaleur.
diathermane y subissent la déviation que nous avons étudiée à propos de la lumière, sous le nom de réfraction. Si le faisceau calorifique tombe perpendiculairement à la surface du milieu la déviation est nulle. Mais, pour toute autre incidence, b faisceau est dévié : il se rapproche de la normale au poin d'incidence, en passant d*un mibeu dans un autre miliei d'une plus grande densité. En un mot, les lois de la réfractioi de la chaleur s'énoncent comme celles de la réfraction de b lumière. C'est un fait qu'on démontre expérimentalement ei se servant de IcutiHes spbériques convergentes, pour concentrer les rayons calorifiques qui accompagnent les rayons lu-