‹ Les phénomènes de la physiqueChapitre 165 sur 249 · RÉFRACTION DE LA CHALEUR · texte numérisé non relu

RÉFRACTION DE LA CHALEUR

mineux du soleil. On trouve que c'est au foyer, là où la lumière est la plus inteuse, que la chaleur est aussi la plus forte , et chacun peut vériBer l'exactitude de ce fait, eu alluniaut à l'aide d'une loupe, une substance tant soit peu inflammable aux rayons du soleil : de Tamadoii, du drap, du bois, du papier, etc. Il s'agit là, il est vrai, de sources de chaleur lumineuse : mais Melloni a démontré, en employant des prismes et des lentilles de sel gemme — celte substance est, de toutes, celle qui absorbe le moins de chaleur — que la chaleur obscure s«» réfipacte de la même manière que celle provenant des sources incandescentes.

La réfraction de la chaleur a été utilisée, comme la réflexion, pour produire par la concentration des rayons calorifiques du soleil, une chaleur très-intense : on donne le nom de ^*erre ardent à toute lentille construite dans ce but avec une substance diathermane quelconque. La puissance d'un verre ardent est d'autant plus considérable, que son ouverture est plus grande, et que les rayons des sphères auxquelles cippartiennent les surfaces de la lentille ont une plus grande* longueur. Tschirnhausen, célèbre par la construction de miiroirs ardents d'une grande puissance, tit faire aussi des verres ^e près d'un mètre de diamètre, à l'aide desquels il parvint à fondre des métaux, à vitrifier des matières minérales. BnlVon obtint les mêmes résultats avec une lentille à échelons : c'est un verre dont l'une des surfaces est plane, tandis cpie l'autre est taillée en couronnes concentri«}ues. La courbure de chacune de ces couronnes est calnilée <1(» WWc sorte que les rayons solaires tombant sur la surface viennent tous se conctMitrer en un même point (fig. 309). Dans un appareil de ce genre, l'épaisseur du verre étant beaucoup moindre que dans une lentille ordinaire de même ouverture, il y a moins de chaleur absorbée, et l'efTet caloriC(iue au foyer commun est plus intense.

On a imaginé aussi de construire des verres ardi^nts avec divers liquides; la lentille était formée par deux verres cou-

Page 1