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LA PILE DE VOLTA

Fig. 400. — Coodéfisiteuf de Voltâ*

lotgt^ rautre plateau se trouvait en communication avec le sol- Dès que les communieatious furent rompues, les feuilles d*or divergèrent, et il reconnut que le plateau inférieur était chargé d'électricité négative^ Volta conclut de cette expérience que le simple contact des deux métaux avait suffi pour développer, sur le cuivre, Télectricité négative dont rélec- Iroraètre accusait la présence, et sur le zinc , de rélectricité positive qui s'écoule dans le sol par le corps de Tobservateur* Ce qui le confirma dans cette idée, c'est qii*après plusieurs tentatives d'abord infructueuses , il finit par constater la présence de Télectricité positive dans le zinc, en louchant le plateau de Fappareil avec ce métal. A la vérité, il lui fallut, pour obtenir ce résultat, interposer entre le zinc et le cuivre du plateau un morceau de drap imbibé deau acidulée.

Dans tout cela, Volta ne tenait nul compte du contact des doigts, toujours plus ou moins humides, avec le zinc, métal trèsoxydable; ni, dans la seconde expérience, de rinfinence de Tcau acidulée sur le même métaL Quoi qu'il en soit, il admit que le contact de deux métaux ditTércnts et, en général, de deux corps hétérogènes, donne lieu au dévelopi>ement d*une force qu'il noumie fowe élcctro-motrice^ parce qu'elle s oppose à la combinaison des électricités opposées produites sur chacun de ces corps par le contact de leurs surfaces. Bien que ces vues théoriques soient aujourdluii reconnues inexactes, le fait qu'elles avaient pour objet d'expliquer était réeL et ce fait suggéra à rillustre physicien la construction d'un appareil qu'on a considéré, ajuste titre, comme la découverte capitale des sciences physiques dans les temps modernes. Nous voulons

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puler àe U jâe qià porte son nom. 4e la pUe dt f^iàba^ ima^ixtee es Feisuaée 1 ^j^i.

Voki €fi quoi cofi{J£ie oe< «j^joraL ansâ simple que mer-

Deox di^aes saperpasés. l'im de enÎTre. Faiilre de imc« fomiieid ce qne VoHa appelait un couple SedtrQ-mtittatr^ Ub eerUjxi iMmbre de ces ooujdes f<>Dt plaeés les uns an-dessus deF autres, de manière que les deux métaux sment toogovirs placés dans le même ordie. le cuirre en bas, le zioe en hauL he plus, deux c/juples quelconques sont séparés par une rondelle de drap imbibé d'eau acidulée, additionnée par exemple de quelques gcuftes d'aeide sulfurique. Lenserable de ees couples, formant une colonne crlîndrique ou pile, est maintenu entre trois colonnes de verre et repose, par un disque isolant aussi de verre, sur un socle en bois. Telle est la fûle. comme la construisait alors Volta, et comme aa la construit encore, sauf une modification dont il sera question tout à Ibf ure. Voici maintenant quelles sont ses propriétés.

D'un bout à Tautre de la colonne cylindrique, chaque couple se trouve chaiigé d'électricité: électricité positive sur le xinc et négative sur le cui\Te ; c'est ce dont il est facile de s'assurer â l'aide d'un électromètre condensateur. Mais la tension électrique %'^rie selon la dislance de chaque couple aux deux extrémités de la pile: au milieu, cette tension est nulle: et à partir de là, la tension négative va en croissant jusqu'au couple inférieur, et la tension positive va également en croissant jusqu'au couple su[>érieur Plus le nombre des éléments ou des couples est considérable, plus ces tensions de Télectricité aux deux extrémités de la pile sont considérables elles-mêmes.

Dans la pile construite par Volta, et disposée comme nous venons de le dire, c'est un disque de cuivre qui forme Textrémité inférieure, tandis que la supérieure est terminée par un disque de zinc. Ces deux disques sont supprimés dans les piles à colonnes telles qu'on les construit aujourd'hui. Voici pourquoi. Volta croyait que le véritable couple électromo-

LA riLE lŒ VOhTA.

leur était rasseniMnee des doux métaux en eoTitacl, zinc et cuivre, et que la mudelle de drap humide jouait le simple rôle de conducteur. Aujourd'hui, il est démontré que la force éleetromotrice jirt^nd naissance a la surface de contact du drap humide et du zinc, sous rinfluence de la combinaison chimique du métal et de l'acide : le véritahle couple est donc formé du zinc et du cuivre, séjiai'és j»ar le liquide dont le drap est imhibé. Dès lors, le disque cui^Te de l'extrémité inférieure

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elle zinc de J e:}:tréuiité suj»*Ti**ur*' sont inutiles; on les suj»prime donc. Mais. uj»!»*s c*'tl*' su}ij»ression. les If^nsions électriques j^st**ut dist!-ibuéeb »:ouiuh' ••lies I étaient au}iai*avant : c'est-u-dii'e que la t*'nsion ••st n»^^utive sur le zinc inlérieur, jKifiitive Bur 1»- cuïvr** supéri'-ui. De lu. les noms de pùU m^ gotifeX à^ pùl* jàohttij donnés uu-\ deiL\ «^'xtirmit*'? de la ]»ile. La pile eonslniite et ainsi cbar;Lr»'*#*. si J on met en communication les deux pôl*'b ]mi" un corjjs condueteui*. les deux ékfCti*icités op}»os»''es s*/ combinent, et au moment du contact, une déchui'g' a lieu. Pat exem}ile. en touchant le }»ôle positif

avec une main, le pôle négatif avec Fautre, on éprouve une commotion analogue à celle que donne la bouteille de Leyde ; puis, le contact durant toujours, on éprouve dans les mains une sensation particulière de chaleur et de frémissement. Si les deux pôles sont réunis par deux fils métalliques soudés, Tun au cuivre, Tautre au zinc extrêmes, une étincelle se produit au moment où les fils vont se toucher ; mais, après cette décharge partielle, la pile se recharge aussitôt,, et les mêmes phénomènes peuvent être reproduits pendant un temps assez long. C'est cette propriété de la pile de fournir de Télectricité d'une façon continue qui caractérise ce précieux appareil et donne lieu aux effets variés que nous décrirons plus loin.

Depuis Volta, la pile a été modifiée, et on la construit sous une multitude de formes, dont nous décrirons tout à l'heure les

plus importantes. Mais, comme tous ces appareils sont fondés sur le même principe, celui de la production de l'électricité par les actions chimiques, il importe de démontrer par l'expérience la vérité de ce principe. C'est ce que nous allons faire maintenant.

Plongeons une lame de cuivre dans un verre qui contient de l'acide azotique étendu d'eau (fig.

403). Faisons communiquer la lame avec le plateau inférieur d'un électromètre condensateur, tandis que le liquide, ainsi que le plateau supérieur, communiquent avec le sol. Dès qu'on sépare les deux plateaux, les feuilles d'or divergent, et l'on trouve que l'appareil est chargé d'électricité négative. Vient-on à changer Tordre des communications, à joindre l'acide par un fil métallique au plateau inférieur du condensateur, tandis que l'autre plateau et la lame communiquent avec le sol, l'appareil sera chargé d'électricité positive. Si à la place du cuivre on

Fig. 403. — Électricité développée par les actions chimiques.

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