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BALANCE DE PRÉCISION

Fig. 28. — Balance.

l'équilibre sera stable, et que les oscillations du fléau tendront toujours à le ramener dans une position horizontale, qui est la marque caractéristique de Tégalité de poids des corps placés dans les deux bassins ou plateaux de la balance.

Ces deux conditions sont seules nécessaires pour que la balance soit juste, mais elles ne suffisent pas pour qu'elle soit sensible, c'est-à-dire pour qu'elle accuse la moindre inégalité dans le poids, par une inclinaison du fléau facile à constater. Pour qu'une balance soit très-précise et très-sensible, il faut encore :

Que les points ou axes de suspension du fléau et des deux bassins soient sur la même ligne droite : dans ce cas , la sensibilité est indépendante de la charge des plateaux;

Que le fléau ait une grande longueur et soit aussi léger que possible : alors l'amplitude des oscillations est plus grande pour une même inégalité dans les poids; c'est la même raison qui exige que le centre de gravité de la balance soit trèsvoisin de l'axe de suspension du fléau, sans pourtant coïncider avec lui.

Montrons maintenant comment ces conditions sont réalisées dans les balances de précision employées par les physiciens ou les chimistes.

Le fléau est formé d'un losange découpé de champ dans une plaque métallique d'acier ou de bronze, et évidé de façon à diminuer son poids sans augmenter sa flexibilité. En son milieu passe un prisme d'acier, dont l'arête horizontfde forme l'axe de suspension du fléau. Cette arête repose sur un plan dur et poli, d'agate par exemple. Les deux extrémités du fléau portent deux prismes plus petits, mais dont les arêtes, éga-

lement horizontales et parallèles à celles du prisme principal, supporteut les plans d'acier mobiles, auxquels viennent s attacher les tiges qui portent les bassins ou plateaux. Les trois arêtes dont nous parlons doivent être rigoureusement alignées sur un même plan, et leur^^ distances parfaitement égales.

Au milieu et au-dessus du IléaUj on voit deux boutons superposés, dont Tuu est taillé en écrou, de sorte qu'on peut rabaisser ou Vélever à volonté. On s'en sert pour élever ou abaisser le centre de gravité de la balance, de manière k le rapproclicr ou à l'éloigner de Taxe de suspension et à donuer

Fig. 29. — Balance de précision. Le fléau.

ainsi à la balance le degré de sensîlûlîté qu'on veut. L'autre bouton est percé excentriquement d'un trou, de sorte que sa masse est répartie inégalement autour de Taxe : en b* laisîmt tourner, on peut agir sur Tun ou sur Tautre bras du fléau, de façon à compenser une inégalité passagère, provenant par exemple de grains de poussière imperceptibles, en excès sur l'un des plateaux.

Au-dessus et en avant du prisme du milieu, le fléau porte une longue tige métallique ou aiguille, qui oseille avec lui et dont la position est exactement verticale, lorsque le plan formé par les trois axes de susj>ension est lui-même horizon-

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