‹ Les phénomènes de la physiqueChapitre 31 sur 249 · S IL PRINCIPE DE L ÉGALITÉ DE PIŒSSION · texte numérisé non relu

S IL PRINCIPE DE L ÉGALITÉ DE PIŒSSION

Tout le monde connaît les célèbres expér'uînces (iXi*cA\U\rH à la fin du dix-huitième siècle parles physiciens de l'Ac/Mlémie del Cimento, de Florence, sur la compressihilité des Ii(Mii(li»H. L'eau, ou en général une masse liquide qucfh^onrjue changet-elle de volume, quand on la soumet à une pr(*ssion mécanique suffisamment considérable ? Telle est la question que ces savants se posèrent et crurent avoir résolue négativement. Ils firent fabriquer une sphère d'argent creusa*, la remplirent d'eau, et la fermèrent ensuite hermétiquement. I/ayant alom ënergiquement comprimée, ils virent Tean suinter h travers ses parois. Ils firent d'autres exfiériences qui aboutirent nu même résultat, et ils en conclurent que les liquide^ ne diminuent pas de volume sous l'action des forces mécaniqu#*t ht% plus grandes, on, ce qui revient au même, soûl ïwj9m\tr*'^ sibles.

Mais des expérience* plus récent/^ ont infirmé ^mW^-*, Ait académiciens de Florence. La compre^»ibilit/? de l'e;iu M de phisieiirç autres liquida a été con*tAt/fe. ^^nt/^n, «-n IT^îl, Perkins. en l*lî». Œr^tedt en 1«23, et d/'prji>. \hy\ir*:\x, Colladon et Stnrm. W^rrtheirii. KT^i^uît ont uit-rur^zn^^r nu^, préctsîofi de jJu$ en pîy? ^rsfj-ie \h ^Ari/.Wi^l^jU 'U-. \o\'àftà*'. qo'éprwiTeiit «iiTer* liq^îli*^ v -rr.>, ^ «ï;**: pf^'->>y;> 'i/V/rr-;

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Fig. 35. — Principe de la presse hydraulique.

comprise au-dessous des pistons est remplie d'eau. En cet état, pour qu'il y ait équilibre dans l'appareil, Texpérience prouve que si la charge du piston du petit cylindre, jointe à son propre poids, est par exemple de 1 kilogramme, le piston le plus grand devra être chargé, son poids compris, d'autant de fois 1 kilogramme que la surface de section du grand cylindre vaudra de fois la surface de section du petit. Dans l'exemple représenté par la figure 35, I kilogramme fait équilibre à 16 kilogrammes.

Les choses ne se passent-elles pas exactement ici, comme si la pression exercée sur la surface du petit cylindre s'était transmise, sans changer d'énergie , à travers le liquide sur chaque élément égal de la surface du grand cylindre.

Tel est en effet le principe sur lequel repose la construction d'une machine d'une grande utilité dans l'industrie, que nous décrirons dans les Applications de la Physique, et qui est connue sous le nom de presse hydraulique.

C'est à Pascal qu'est due la découverte de ce principe, conséquence de la mobilité et de l'élasticité des molécules liquides. En voici l'énoncé général :

Toute pression exercée sur un Ucpiide enfermé dans un vase clos de toutes parts ^ se transmet avec la même énergie dans tous les sens. Il faut entendre par là que, si l'on prend dans le liquide ou sur les parois intérieures du vase une surface égale à celle par laquelle s'exerce la pression, cette surface éprouvera une pression rigoureusement égale à la première; si la surface qui reçoit la pression est double, triple, quadruple, etc., de celle qui la transmet, elle supportera une pression double, triple, quadruple.

Dès lors, si l'on ouvre dans les parois du vase des orifices de dimensions quelconques, il faudra, pour maintenir l'équi-

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