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LE BAROMÈTRE

Le plus simple et en même temps le plus exact des baromètres n'est autre chose qu'un tube de verre ou de cristal, qu'on choisit bien droit, régulièrement cylindrique et parfailement homogène , d'un diamètre un peu grand , de 2 à 3 centimètres, par exemple. On le plonge, après Tavoir rempli de mercure, dans une auge en fonte remplie du même liquide. L'auge et le tube sont fixés contre un support vertical, et restent à demeure dans le lieu où doivent se faire les observations. Ce n est pas autre chose, on le voit, qu'un tube de Torricelli. Mais pour létiiblir on prend diverses jirécautions dont l'importance est aisée à saisir, et qui du reste sont également nécessaires pour la construction des autres baromètres.

Ainsi il est essentiel qne le mercure employé soit d'une grande pureté : on y parvient en dissolvant Toxyde de mercure on les parcelles de métaux hétérogènes, à Taide de Tacide azotique. 11 faut aussi et surtout qu'il ne contienne pas de bulles d'air, que leur légèreté spécifique ferait monter le long des parois du tube dans Tespace vide qu'on nomme la chambre barométrique. La vapeur d'eau et Tair, étant des gaz élastiques, presseraient le niveau supérieur du tube, de sorte que la hauteur du mercure n'indiquerait plus la pression de Fatïnos[*hère. Pour cela, ou commence par sécher et parfaitemeut nettoyer le tube avant de Templir, Une fois qu'il est plein de mercure, on fait bouillir le liquide sur des charbons ardents, jusqu'à ce que toutes les bulles d'air qu'il coutieut soient ex- [ndsées, A ce moment Taspect du mercure doit être celui d'un miroir de la plus grande netteté; réelat vif et métidliiiue dont il brille est un indice d'une pureté parfaite, indispensable en pareille circonstance.

La grandeur du diamètre du tube qui forme le baromètreyZxe

ou normal^ ofiVe sur les tubes plus étroits Tavantage de donner à

la colonne raercurielle un niveau que n'altèreut point les forces

loléculaires, ce qu'on nomme la capillarité. Dès lors, pour

^obtenir la hauteur du baromètre, il suffira de mesurer la dis-

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lance verticale qui sépare ce niveau de celui du mercure dans la cuvette. C'est ce qu*on fait à Faide d'un inslrument spécial appelé cathétomètre, qui se compose essentiellemeut d'une rùyle divisée, sur laquelle se meut une lunelte horizontale.

Ou peut voir, sur la fig;urc 65 qui représente le baromètre fixe , une vis à diMjble pointe adaptée à la cuvette* La pointe inférieure doit affleurer le mercure, ce qull est aisé de réaliser à Taide de la vis, et c'est la dislance de la pointe supérieure— pointe que le dessinateur a oublié de Ogurer — au niveau du hibe, que donne le cathétomélre. En y ajoutant le longueur constante de la vis, ou a la hauteur ou la pression atmosphérique cherchée.

Le baromètre à cuvette se distingue du précédent eu ce que la cuvette en verre dans laquelle plonge le tube (fig, 66), ofl'rant une grande surface , le niveau du mercure y est considéré comme constant. La planche contre laquelle Tinstrument est Qxé, est munie d'une échelle divisée en millinich^es, sur laquelle glisse un anneau curseur qu'on place de manière que son arête supérieure affleure au niveau du mercure. Le zéro de l'échelle étant par hypothèse le niveau de la cuvette, la lecture de la hauteur se fait sur l'échelle même. Enlîn, Féchelle est miuiie d*un vernier qui permet d'apprécier les fractions de millimètres.

Ce qui rend cet instrument moins parfait que le précédent, c'est que le niveau de la cuvette ou le zéro de Téchelle est supposé constant : or, sous rinflucuce des variations de la chaleur, le verre et le mercure se dilatent, ce qui produit des variations dans la position variable du zéro. Le plus souvent, après un certain temps, ces variations accidentelles finissent par déterminer une altération permanente , et Téchelle est à rectifier.

On construit aussi des baromètres à siphon^ ou à deux branches recourbées, dont la plus petite a un diamètre beaucoup plus large que Tautrc (fig. 67); mais rincouvénienl dont

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