S I. LES POMPES. — LE SIPHON
La découverte de la pesanteur de Tair et de la pression atmosphérique remonte seule ment, nous Pavons vu plus haut, à un peu plus de deux siècles. Mais, bien avant Toricelli et Galilée, l'application du principe avait devancé la théorie, comme le prouve le récit même que nous avons donné et que nous a transmis l'histoire. C'est en effet la pression de l'air qui est la cause du mouvement ascensionnel de Teau dans les pompes. Or, on attribue généralement l'invention de ces appareils si utiles à Ctesibius, géomètre et mécanicien célèbre qui vivait à Alexandrie 130 ans avant J.-C, ou un siècle environ après Archimède,
Nous allons décrire sommairement les divers instruments connus sous le nom de pompes, qu'ils aient pour objet le mouvement des liquides ou celui des gaz, mais en nous attachant ici particulièrement à l'explication du jeu des appareils : nous renverrons au volume qui traitera des applications de la physique, la description plus détaillée de ceux qui ont, dans les arts industriels, une destination spéciale.
Prenons un cylindre creux, dans lequel peut se mouvoir à frottement un piston muni d'une tige, et dont le fond est percé d'un orifice (fîg. 74). Le piston se trouvant au bas du cylindre, plongeons l'instrument dans un vase ou réservoir plein d'eau; puis, élevons le piston à l'aide de sa tige. Que va-t-il