S IV. VITESSE DU SON DANS L AIR ET DANS LES AUTRES MILIEUX
Voyons maintenant avec (luelle vitesse h^ son se propage dans les diflerents milieux que nous venons d'énumérer. Parlons d'abord de la vitesse du son dans l'air.
Un grand nombre de savants des derniers siècles, parmi lesquels on remarque les noms de Newton, Royle, Mersenne, Flamstecd, avaient cherché à déterminer cette vitesse, soit par la théorie, soit par l'expérience; les nombres auxquels ils parvinrent étaient les uns trop faibles, les autres trop forts. C'est à une commission de rAcaléinie • des sciences qu'on doit les premières expériences précises, en 1738. E^epuis, en 1822, di-
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vers physiciens les reprireiil par la môme méthode* Voici comment ils procédèrent :
Ils se partagèrent en deux groupes qui se postèrent, les un« à Moutlhéry, les autres à Villejuif, eu deux stations choisies de telle sorte qu'aucun obstacle ne gènat la vue; Gay-Lussac, Ilumboldt et Bouvard s'établirent à Montlhéry ; Prony, Arago et MathieUj à Villejaif. Ils étaient les uns et les autres munis
Fig. 95. — Mesure de b v.teâse du sod dans l'uir^ entre VillejuLf et MoQllhéryy en 1822.
d'excellents chronomètres, et deux pièces de canon de même calibre^ chargées de gargousses de même poids, avaient été disposées à chacune des stations.
Les expériences commencèrent à onze heures du soir, par un ciel serein et une atmosphère à peu près calme. Douze coups alternés de dix minutes en dix minutes furent tirés à chaque station, à partir d'un signal donné, et chaque groupe d*obser-valeurs nota le nombre de secondes qui s'écoulait entre Tapparition de la lumière et la perception du son. Les divers nombres