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VITESSE DU SON DANS L'AIR

ont donné pour moyenne 51 secondes 6 dixièmes, et comme la distance des deux pièces d'artillerie, mesurée avec soin, était de 18613 mètres 5 décimètres, ils en conclurent que le son parcourt 340 mètres 9 décimètres dans Tair, à la température de 16®. La réciprocité des mesures avait pour objet de compenser Tinfluencedu vent'.

Quant à la température de l'air, elle exerce une influence que la théorie et l'expérience ont également confirmée. Si la température augmente, le son se propage avec une rapidité plus grande; cette vitesse diminue, quand la température baisse.

Hais précisément parce que la vitesse de propagation du son varie avec la température, et aussi comme nous le disons plus loin, avec l'humidité ou l'état hygrométrique de lair, les résultats obtenus sont probablement entachés d'inexactitude. Les cooches d'air dans lesquelles le son se propage sont loin d'être homogènes, et Ton sait aujourd'hui que leur température pendant la nuit croît avec la hauteur. Pour éviter ces diverses causes d'erreur, M. Le Roux a mesuré directement la vitesse de propagation du son à travers une masse d'air contenue dans un tuyau cylindrique de 72 mètres de Iongneinr. L'air était desséché, et sa température maintenue à OP par de la glace fondante qui entourait le tube do tous côtés. L'ébranlement sonore était produit par un choc unique d'un marteau de bois, frappant une membrane de caoutchouc fortement tendue à l'une des extrémités du tuyau. Cet ébranlement, après avoir parcouru la longueur du tube, vcîuait mettre en mouvement une seconde membrane tendue à l'autre extrémité. Enfin l'origine et la fin de la })ropagation se trouvaient enregistrées automatiquement par l'électricité , et sa durée mesurée par un chronoscope d'une nature particulière. De nombreuses expériences ont donné à M. Le Roux une vi-

1. Outre les expériences précédentes, il faut citer encore celles de Ilenzenberg en 1811, de tioldin^ham en 1821. de Moll et Van Heeck, de Stanipfer et Myrbachen 1822, enfin de Bravais et Martins en 1844. En réduisant à zéro et à laîr sec les diverses vitesses trouvées, on obtient a peu de chose près pour moyenne* 332 mètres par seconde, nombre trop fort.

tesse de 330"*, 66 par seconde : c'est presque identiquement In vitesse qui résulte^ pour la même température 0", des expériences du Bureau des Longitudes en 1822.

M. Regnault vient de publier les conelnsions d*une série de nombreuses expériences sur la propagation du son, soit dans des tuyaux cylindriques, soit à Fair libre* Il a trouvé que Fintenslté et la vitesse du son diminuent simultanément dans les

Fjg. %, ^ DélenniQatioû expcrimeiilale de la Yitesse du son dâas Teau.

tuyaux, à mesure que le parcours est plus considérable, et cette diminution est d'autant plus forte que le diamètre du cylindre propagateur est plus faible : la nature des parois a aussi, paraît-il, une influence. Ces résultats, contraires aux formules théoriques et à ce qu'on avait pu jusqu'ici constater parrcxpérience, sont dus à ce que les gaz nVmt pas en réalité, comme on le supposait dans le calcul, une élasticité parfaite. Mais le même savant a confirmé par ses expériences deux faits qu'indiquait la théorie, à savoir que, sous des pressions at-

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