‹ Les phénomènes de la physiqueChapitre 64 sur 249 · VITESSE DD SON DANS LWIR · texte numérisé non relu

VITESSE DD SON DANS LWIR

mosphériques Irès-différentes^ le son se propage avec la même vitesse, tandis que cette dernière varie selon la densité des milieiLX gazeox.

Dans Taii' sec et tranqnille, à 0% il a obtenu 331". 37 pour la vitesse moyenne d*un son qui a parcouru 1280 mèli'^s. et seulement X^O^yl poiu* celle d'un son qui, daos les mêmes ouditions, a parcouru 2445 mètres. Celte différence nenl, se-

TAg, 9T. — Etpèrieiiees tàïltB s\ti le bc de Génère par CûiUdoo e% Slorm.

Ion lui, de ce quau moment de l'explosion la vitesse est accrue un transport des couches d'air les plus voisines de la bou- 'cbe de Tarme à feu.

La vitesse du son est la même pour les sons aigus ou pour les sons graves, pour les sons faibles et pour ceux dont l'inlensîté est considérable. Tout le monde peut observer, en effet, que ni la mesure ni la justesse d'un morceau musical exécuté par un orchestre ne sont altérées, quelle que soit la distance de l'auditeur* Quand celte distance augmente, tous les

sons sont affaiblis dans un même rapport ; mais c'est la seule altération subie, ce qui n'arriverait pas si les sons de hauteur ou d'intensité diverses se propageaient avec des vitesses différentes. Enfin la vitesse du son dans l'air paraît être la même, dans une direction horizontale, verticale, ou oblique. Cela résulte d'observations faites en 1844 par Martins et Bravais, du sommet à la base du Faulhorn, et par Stampfer et Myrbach, dans deux stations inégalement élevées au-dessus du niveau de la mer.

De la différence qui existe entre les vitesses de la lumière, du son et des projectiles, résultent des conséquences singulières. Ainsi le soldat frappé par un boulet de canon peut voir le feu qui sort de la bouche de l'arme, mais il n'entend pas la détonation, parce que la vitesse du son est moindre que celle du boulet; mais, s'il est frappé à une grande distance, la résistance de l'air diminuant de plus en plus la vitesse du projectile, il peut arriver qu'il voie la lumière, puis entende le coup avant d'être atteint.

Dans l'eau, le son se propage avec une rapidité environ quatre fois et un quart plus grande que dans l'air. Ce résultat est dû aux expériences que deux savants, CoUadon et Sturm, ont faites en 1827 sur le lac de Genève. Voici comment ils procédèrent:

Les observateurs s'étaient postés sur deux barques. Tune amarrée à Thonon, l'autre sur la rive opposée du lac. Le son était produit par le choc d'un marteau sur une cloche plongée dans l'eau, et à l'autre station, un cornet acoustique à large pavillon recevait, aussi dans l'eau, sur une feuille métallique tendue à son ouverture, le son propagé par la masse liquide. L'observateur dont l'oreille était placée à l'ouverture du cornet, était muni d'un chronomètre ou compteur donnant avec précision les secondes et les fractions de seconde. Il était averti de l'instant précis de la percussion de la cloche, par la lumière que produisait l'inflaûimation d'un tas de poudre, inflammation déterminée par l'abaissement d'une mèche liée au marteau en forme de levier. Les figures 96 et 97 font comprendre

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