‹ Les phénomènes de la physiqueChapitre 79 sur 249 · III. TIMBRE DES SONS MUSICAUX · texte numérisé non relu

III. TIMBRE DES SONS MUSICAUX

Nous avons vu que, parmi les qualités d'un son musical, en est une qui permet de différencier les sons ayant mêi hauteur et même intensité. Le la d'un violon n'a pas du te le même caractère que le la d'une flûte, d'un piano, ou q le la émis par une voix humaine; bien plus, sur le même i: strument, un son ue résonne pas de la même manière, si façon de le produire change : ainsi le la obtenu par la cor du violon vibrant dans toute sa longueur n'est pas îdentiq au la qu'on obtient avec le quatrième doigt pinçant la cor de ré. Enfin les voix humaines se distinguent les unes des 6 très, comme chacun de nous peut en faire à chaque insti l'expérience, alors même qu'elles émettent des sons de mêj intensité et de même hauteur.

Cette qualité particulière des sons est ce qu'on nomme timbre.

Pendant longtemps, on n'a eu que des idées fort vagues î la cause de cette modification singulière du son, et les hyjf thèses qu'avaient faites plusieurs géomètres, Eulerparexemp n'avaient reçu de l'expérience aucune vérification, Aujo d'hui, grâce aux travaux d'un physicien allemand contem] rain, M. Helmholtz, ce point obscur de la science des sons mis en pleine lumière : la cause du timbre des sons est trouv Des appareils très-ingénieux construits par M. Kœnig en n dent aisée la vérification expérimentale.

Quand une corde, un tuyau, une verge, en un mot un co sonore quelconque rend un son, nous avons vu qu'outre le : fondamental dont l'oreille apprécie aisément la hauteur, peut entendre d'autres sons plus faibles, qui correspondei des vibrations de moindre amplitude et de vitesses variab effectuées par diverses parties du corps sonore. La coexiste de ces vibrations donne donc lieu à un son composé : d'i

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