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OMBRES ET PÉNOMBRES

► est le moment de dire ce que les physiciens entendent par rayon, faisceau^ pinceau lumineux,

La lumière émane ou rayonne des corps lumineux dans Mlles les directions, et se propage en ligne droite, comme nous Tenons de le voir dans les milieux homogènes. On nomme rayon lamineiix la série des points considérés simultanément ou successivement, dont l'une quelcouifue des lignes suivies par la lumière se compose; pinceau lumineux ^ lensemble d'un petit nombre de rayons partis du même point, ei faisceau lumineux la réunion de plusieurs rayons parallèles* Les pinceaux lumineux ne sont autre chose, on le voit, que des pyramides ou des cônes ayant leurs sommets en un point de la source. Mais quand la source lumineuse est Irès-éloignée, comme il arrive pour le Soleil et les étoiles, les rayons pai'lis d'un même point de la source ont une divergence si faible, qu on peut les considérer comme rigoureusement parallèles.

S n. OMiînES ET PÉNOMBRES.

S*îl n y avait dans la nature que des corps lumineux par

i*mômes et des milieux d'une absolue transparence, nous ne verrions que les premiers. Non-seulement cette ti'anspareoce des milieux n est pas parfaite, mais encore une multitude de corps s'opposent au passage de la lumière, la renvoient

35 tous les sens et deviennent éclairés ou visibles. De là aussi robscurité et les ombres*

Quand un corps opaque est en présence d'un point lumineux il h une certaine distance de ce point, une partie du corps est clairéc; lauli^e partie ne reçoit aucun rayon de lumière. Elle est dans Fombre. De plus, toute une portion de Tespace située du côté de la surface obscure du corps ne reçoit non plus aucune lumière, comme on s'en assure aisément en plaçant im écrmu derrière le corps et en observant V ombre portée sur récran. Le point lumineux est, dans ce cas, le sommet d'un cône

tangent aux contours du corps opaque, cône luminei sa partie auléiieure et obscur dans sou prolongement, nomme alors cône crombre. Dans ce cas qui n'est j

Fîg, 152, — Cdno d^ûmîsre d'un corps opaque. Ombre portée.

rigoureusement réalisé , la portion du corps opaqi éclairée est totalement invisible; et la ligne de sépara Fombre et de la lumière est rigoureusement tranchée.

Fi g. 153, — Cônes d'oui Ire cL de pénomlre.

11 n'en est pas ainsi, quand la source est un corps lu de dimensions finies. La fif^ure 153 montre alors ne que la surface du corps éclairé se divise en trois partie dont les points sont éclairés à la fois par toute la

OMBRES ET PENOMBRES.

luminouse ; l'autre^ qui ne reçoit aucun rayon ; la troisième, iniennt'diaire entre les deux autres, ne reçoit qu'une fraction de la lumière totale et constitue ce qu'on nomme la pc^uombre. L'espace situé derrière le corps opaque, à Topposé de la source lumineuse, se divise pareillement en un cône d ombre absolue et eu un cône enveloppnTit le premier qui est le cône

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Ttf. Ihk* — Sitbouottes des cartes découpées; effet d'ombre et de pèDom! re

de p^uombre. En dehors de ce double cône, l'espace est entièremenl éclairé. Si le corps lumineux est plus grand que le )rps opaque, le cône d'ombre est limité; c'est un cylindre m les deu^ corps sont égaux , et enfin un cône divergent, si le corps opaque est plus grand que le corps éclairant.

La pénombre donne aux contours des corps éclairés et arroûdis, cette teinte fondue qui rend moins tranchant et

moins dur le contraste des ombres et des lumières. C le cône de pénombre va en s'évasant de plus en plus, résulte que les ombres portées par un corps opaque i sont d'autant moins vives, moins nettes, que sa di; à récran est plus grande, ce que chacun de nouî constater avec facilité. Les cartes découpées, qu'on en jouet aux enfants, sont une application de Tef clair obscur produit par les pénombres. Quand la car très-voisine du mur ou de l'écran sur lequel l'ombre s jette, cette ombre est tranchée, et l'effet que Tartisti proposé de rendre n'est pas obtenu ; à une distance c nable, les pénombres, plus étendues, produisent l'eflfet (fig. 154) ; enfin, si cette distance est trop grande, l'ima vient tout à fait confuse.

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