LOIS DE LA RÉFLEXION
Terrf», pour les rayons de lumière qui se propagent dans une couche d'air assez limitée pour qu'où puisse la cousidére comme ayant la même densité dans toutes ses parties. Il est probable que les rayons de lumière, émanés du Soleil ou des autres astres, se propagent aussi en ligne droite dans Tes- Ipace interplanétaire, partout du moins où cet espace est vide de matière pondérable*
Mais dès qu'un rayon de lumière arrive à la surface de sépaition de deux milieux, du milieu où sa propagation était labord rectiligue et d'un autre milieu de densité et de nature lifférento, il dévie de sa route, en se partageant en deux lies distinctes. Une première partie est renvoyée par la surrace dans le premier milieu : on dit alors qu'elle est réfléchie; une autre piirtie pénètre dans le nouveau milieu, où elle est réfractée^ s'il est de nature à propager la lumière, c'està-dire s'il est transparent ou translucide; elle est absorbée et éteinte, au cas où le nouveau milieu est impropre à translettre les rayons de lumière, s'il est ce qu'on nomme un ^eorpâ i^paque.
Voilà donc deux ordres de phénomènes à étudier, les phé- ^nomènes de réflexion et les phénomènes de la réfraction de la lumière* Commençons par les premiers*
La réflexion de la lumière ne s'effectue pas toujours de même façon à la surface des corps : elle varie en raison de plusieurs circuastauces, parmi lesquelles nous considérerons d'abord la nature du corps ou mieux Tétat de sa surface. S'agit-il de corps doul la surface est naturellement lisse et polie, comme les liquides en repos, le mercure^ ou susceptibles d^acquérir cette qualité par des procédés mécaniques, comme le verre, la plupart des métaux, etc., la réflexion de la lumière à leur surface fera voir, non pas ces corps eux-mêmes^ mais les objets éclairés ou lumineux qui se trouvent convenablement situés au devant d'eux. La lumière réfléchie de la sorte produit des images de ces objets, dont les dimensions et la
forme dépendent de celle de la surface réfléchissante, dont la couleur et la lumière sont d'autant mieux conse que le degré de poli est plus parfait. Ce sont des réflec ou miroirs. Les physiciens disent alors que la lumièi réfléchie régulièrement ou spéculairement *.
Quant à la lumière renvoyée par les corps dont la surfa terne, mate ou rugueuse, elle ne donne pas lieu à des in: mais c'est elle qui nous permet de voir les corps d'oi émane, de sorte que chaque point de leur surface éc joue pour les autres objets le rôle d'un point lumineux.
Voyons maintenant quelle marche suit un rayon lum qui se réfléchit en un point d'une surface plane et poli milieu où le rayon est renvoyé étant toujours supposé h gène, on conçoit qu'après sa réflexion il se propagera en droite comme auparavant. 11 s'agit de déterminer la dir< précise du rayon réfléchi.
Prenons pour surface réfléchissante un bain de mei et pour objet lumineux une étoile dont les rayons, qua arrivent d'une distance pour ainsi dire infinie à la si de la Terre, peuvent tous être considérés comme rigoui ment parallèles.
Considérons l'un de ces rayons SI (fig. 162), qui tom point I de la surface du bain de mercure. IN étant la vei au même point, ou la normale à la surface réfléchis l'angle SIN est ce qu'on nomme V angle dincidence. Le SI se réfléchit suivant la direction IR, de sorte qu'en p l'œil dans cette direction, on verra l'image de l'étoile d bain de mercure. L'angle du rayon réfléchi avec la no IN est ce qu'on nomme l'angle de réflexion. Or, il est a vérifier les deux lois suivantes :
1° Le rayon incident et le rayon réfléchi sont dans le plan avec la normale au point dincidence; le plan des