AUTRES RÉCEPTEURS MOBILES
taillée. Le moteur est protégé pav une euveloppe en acier coulé qui sert de siège au conducteur. Celui-ci a sous la main de part et d'autre, deux volants actionnant
respectivement le IVein et l'appareil de manœuvre constitué par un commutateur inverseur permettant d'effectuer le changement de marche et d'opérer le démarrage progressif et le réglage de la vitesse à l'aide
d'une résistance graduée qu'on intercale dans le circuit de l'induit.
Ce tracteur est établi sur une voie de 0",50. Il peut remorquer une charge de 10 tonnes en absorbant à ses bornes 5.000 watts environ. Il pèse 1.650 kilogrammes et ses dimensions d'encombrement sont 1"*,900 de longueur et 1",200 de largeur.
Les figures 177 et 178 représentent des chariots roulants électriques de type et de puissance différents construits par la même maison.
Le premier est du type à vis sans fin pouvant soulever une charge de 3 tonnes; le deuxième est à frein Megy d'une puissance de 6 tonnes. Chacun de ces chariots porte deux séries d'organes se rapportant les uns au mouvement de levage, les autres au mouvement de translation.
Le premier chariot roulant se compose de deux flasques verticaux entretoisés portant a leurs extrémités deux moteurs électriques reliés, l'un à la noix de levage à empreintes, l'autre aux deux galets montés sur l'arbre central par l'intermédiaire d'un renvoi à vis sans fin et roue hélicoïdale. Une enveloppe en fonte, qui enferme complètement chaque roue et chaque vis, forme réservoir d'huile et supporte les deux paliers de la vis dont l'un est muni de collets de butée. Ces organes sont facilement visibles sur le dessin qui suppose que ladite enveloppe est transparente.
Les électromoteurs sont bipolaires à induit Gramme et à un seul inducteur. Le courant est amené aux électromoteurs k l'aide de conducteurs tendus parallèlement aux voies de roulement et sur lesquels viennent frotter des prises de courant portées par le chariot.
Voici les éléments relatifs à cet appareil :
(^hargn maxima soulevée .1.000 kilos.
Vitesse du levage par niinule 3 mètres.
Consommation aux bornes, environ 4.500 watts.
Vitesse du chariot par minute 24 mètres.
Consommation aux bornes du moteur, environ. 1.800 watts.
Largeur 0 m. 800.
Longueur 1 m. 700.
Hauteur au-dessus de la voie 1 m. 400.
Poids J. 100 kilos.
Dans le second chariot roulant, les deux électromoteurs de la translation et du levage sont reliés aux galets et à la noix à empreintes par des. renvois d'engrenages et la charge est suspendue à une hauteur quelconque par un frein système Megy.
Afin d'atténuer les bruits des dentures, les pignons clavetés sur les arbres des moteurs sont en cuir vert comprimé; ils engrènent avec des roues en fonte à denture taillée. Les conditions de fonctionnement de ces chariots sont les suivantes :
Charge uiaxinia soulevée 0.000 kilos.
Vitesse du levage par minute 4 m. 30.
Consommation aux bornes, environ 7.500 watts.
Vitesse de translation par minute 45 mètres.
Consommation aux bornes, environ 2.400 watts.
Largeur 0 ui. 0Î)0.
Longueur 2 ni. 200.
Hauteur au-dessus de la voie 0 jn. 770.
Poids 1. 000 kilos.
L'Exposition nous a montré deux types d'appareils de levage de très grande puissance, actionnés par Télectricité, qui ont servi au montage des machines du Palais de l'Electricité et y sont restés exposés.
Le premier était, dans la section française, la grue Titan, construite par la maison Le Blanc.
Cette grue, d'une puissance maxima de 30 tonnes, est servie par deux moteurs électriques.
L'un, d'une puissance de 20 chevaux, à vitesse réglable
dans les deux sens, sert au mouvement de translation ; il fonctionne sous une tension de 240 volts.
La vitesse, pour une charge de 30 tonnes, oscille entre un maximum de 20 mètres par minute et un minimum de 4 mètres. A vide, la vitesse eàt de 24 mètres. • Les mouvements de la volée et du crochet de suspension'sont produits par un moteur unique de 16 chevaux, à vitesse constante, qui actionne par courroies les trois treuils d'orientation, de translation et de levage.
La vitesse d'orientation de la volée est de 4 mètres par minute; celle du chariot sur la volée est de 11™, 50.
La vitesse de levage, à la montée et à la descente, peut varier comme il suit :
Montée, vitesse pour une charge de 10 tonnes. 2™. 10
Descente ^ — 3'",4o
Montée, vitesse pour une charge de 30 tonnes. 1™,10
Descente — 2'", 50
Le second appareil est un pont roulant de 25 tonnes exposé par un constructeur allemand, M. Cari Flohr.
Ce pont a une portée de 27^,60. Il permet le levage des grosses charges à la vitesse de 2°*, 40 par minute.
Sa vitesse de translation est de 30 mètres.
Celle du déplacement du treuil sur le pont, de 18 mètres.
La course complète de l'appareil dans le hall était de 107 mètres.
Le treuil porte deux moteurs électriques de 18 chevaux chacun, commandant par engrenages et vis sans fin l'arbre de la chaîne.
La translation du treuil sur le pont est assurée par un moteur de 8 chevaux.
Celle du pont lui-même est produite par un moteur de 20 chevaux.
Ces engins sont remarquables à la fois par les efforts
considérables qu'ils permettent de réaliser et par Textrème facilité avec laquelle ils se prêtent aux mouvements qu'on leur commande.
La grue Titan recevait le courant par une double ligne aérienne sur laquelle frottait un trolley à double galet.
Le pont roulant avait une prise de courant par contacts glissants.
Progrès de la traction électrique, — Si la traction électrique est née en Europe, c'est surtout aux Etats- Unis qu'elle s'est développée. Dès 1889, alors que, sur le vieux continent, elle ne faisait que de timides et rares progrès, de nombreuses sociétés se créaient dans le nouveau, développant avec une rapidité prodigieuse le nombre de kilomètres livrés à l'exploitation .
Il atteint en ce moment environ 45.000, avec un nombre à peu près égal de voitures.
Sous l'impulsion de ce développement si rapide, le mouvement a suivi en Europe, où il s'est surtout étendu en Allemagne et en France.
Voici, d'après le ZeUschrifl Electrotechnische, quelle était la situation en Allemagne au 1®"* septembre 1899 :
Nombre d'iiisiallalions de irainwavs éle»*-
triquos 8î)
Longueur totale de voies 2.048 kîlonièln's
Nombre de voilures automobiles. .... 4.504
Puissance; totale électrique 00.041 kilowatts
En France, au l""" janvier 1900, la situation était la suivante :
Nombre d'installations 72
Longueur totale de voies 753 kiloniètros
Nombre de voitures automobiles 1.295
Puissance totale électrique 28.508 kilowatts
Les autres nations européennes ne peuvent présentcique des résultats inférieurs à ceux-tà.
On voit donc qu'en Europe, les progrès de la traction électrique ont été iniininient moins rapides qu'en Amérique.