APPAREIL MORSE
Appliqué aux signaux lumineux, le système Morse permet la correspondance par la tëlégrapitie optique,
dont une lampe, masquée par un volet mobile, forme l'élément principal.
On a même proposé, il y a quelques années, un système de correspondance à distance basé sur l'écrasement, sur les nuages, d'un pinceau de lumière électrique. Il se forme de cette manière une tache lumineuse visible de points extrêmement éloignés. Des apparitions courtes et brèves de cette tache forment un moyen de correspondance.
Le principe des transmissions Morse est donc susceptible d'une généralisation très étendue et son application à la télégraphie peut être variée d'un grand nombre de manières.
Dans le système ordinaire, la succession des émissions brèves et longues résulte de l'interruption du courant transmis à l'aide d'un manipulateur ou clef (fig. 181), qui ferme le circuit de la pile en s'abaissant, r ouvre en s 'élevant.
La pression de la main en v l'abaisse, un ressort r le relève. On acquiert assez rapidement la pratique nécessaire pour donner aux émissions successives la longueur relative qui correspond à l'inscription d'un point ou d'un trait.
Le récepteur comporte un électro-aimant (fig. 182) dans lequel sont dirigées les émissions tour à tour brèves et longues du courant. L'armature de l'électro, mise en mouvement par la succession de ces émissions, s'appuie sur une bande de papier qui se déroule par le moyen d'un mouvement d'horlogerie et le met en contact avec une molette encrée. La durée de ce contact produit un point ou un trait.
Appareil de Wbeatstone. — Dans le système Morse, la nécessité d'employer des signaux longs augmente la durée de la transmission. Les points passent vite ; les traits mettent plus de temps ; c'est un inconvénient et on aurait un grand avantage à n'employer que des signaux brefs.
APPAREIL DE WHEATSTONE 361
Avec l'appareil automatique Wheatstone les sigaaux brefs et longs du télégraphe Morse sont remplacés par des perforations faites de part et d'autre de l'axe de la bande de papier. Cette bande est percée, dans le sens de sa longueur, d'une série médiane de piqûres qui facilitent son entraînement. Les signes télégraphiques sont représentés par des trous plus grands placés de part et d'autre.
Ainsi l'ensemble de deux trous tels que a et 6 forme un signal court. L'ensemble de deux trous tels que Toâ~Qc c et d forme un signal long (fig. 183).
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Avec ce système, il faut Pig. 183. — Bonde Wheatstone.
préparer la dépêche qu'on
a à transmettre et la perforer d'avance sur une bande. Cette bande est ensuite placée dans un transmetteur qui la déroule devant deux tiges qui peuvent passer à travers le papier aux points où il est percé et sont arrêtées par lui dans ses parties pleines.
Dans le premier cas, un courant est lancé sur la ligne dans un sens ou dans l'autre, suivant que l'aiguille passe par les trous de l'une ou l'autre rangée; il ne passe rien dans le second cas.
Il passe donc deux signaux simultanés lorsque les deux trous sont en face : signal bref. Lorsque les deux trous sont en diagonale, le passage est plus long et le signal aussi.
Le récepteur est un électro-aimant qui produit l'action sur la bande de papier d'une molette encrée.
Un employé peut perforer 30 à 40 mots par minute et l'appareil peut en transmettre 120 à 130.
Il faut donc plusieurs employés au poste de départ pour préparer les bandes et autant au poste d'arrivée pour les traduire.
Appareil Estienne. — II a pour but de substituer aux traits horizontaux de Tappareil Morse des traits verticaux. La comparaison des deux lignes ci-dessous permet de se rendre compte de l'économie de temps correspondante .
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