II. — Autres pays
Cochinchine et Cambodge ....
Indes britanniques
Japon (1896)
KKypi<>
Algérie
Sénégal
lunisie
Natal
Nouvelle-Calédonie (1897). . . . .
Australie du Sud (1895)
Indes Néerlandaises
Victoria
Nouvelle-Galles du Sud
Etats-Unis (Western Union C<> . .
nombre de KILO.M ETRES
(31 décembre 1898)
de lignes
iO. 513
de fils
formée de fils d'acier de 4 millimètres galvanisé, montés sur des isolateurs en porcelaine fixés sur des poteaux en bois, nous ne dirons pas davantage.
Quant aux appareils, ce sont ordinairement des organismes très compliqués dont la description, même succincte, sortirait du programme de ce travail. Nous nous bornerons à indiquer le principe du fonctionnement des plus usuels.
Télégraphe à cadran de Bréguet. — Le premier système employé en France a été le télégraphe à cadran de Bréguet, dont le premier type, combiné par Foy et Bréguet, rappelle, par la disposition de ses signaux, le télégraphe de Chappe.
Dans son modèle définitif, le télégraphe à cadran de Bréguet se compose (fig. 180) d'un disque en cuivre dont la circonférence porte 26 échancrures correspondant aux 25 lettres de l'alphabet, la vingt-sixième formant cran de repos.
Autour du centre de ce cadran tourne une manivelle munie d'un bouton qui permet de la déplacer ; son extrémité porte une dent qui entre dans chacune des échancrures du disque.
Au-dessous de celui-ci, et entraîné par le mouvement de la manivelle, se trouve un second disque sur la surface duquel est creusée une gorge à circonférence ondulée présentant treize sommets extérieurs et treize intérieurs. Dans son mouvement, cette gorge entraîne un petit galet qui est relié à un ressort oscillant entre deux butoirs.
Si l'un de ces butoirs est en contact avec la pile, et la manivelle avec la ligne, un tour complet de la manivelle déterminera treize interruptions et treize émissions du courant.
Du cran de repos à la lettre A il y aura une émission;
TÈLÈr.HAPIIE A CADRAN DE BRÈGVET a57
jusqu'à la lettre B une émission et une interruption, et ainsi de suite.
Le poste récepteur comporte un électro-aimant dont ta palette est attirée toutes les fois qu'une émission passe sur la ligne. On conçoit qu'elle puisse être rendue soli-
Fig. 180. — Télé^aphe à cadran d« Br<^^uet.
daire d'une aiguille tournant sur un cadran et indiquer les lettres sur lesquelles s'arrête le manipulateur.
Cette solidarité est obtenue à l'aide d'un mi^canisme d'horlogerie qui fait tourner deux roues dentées placées parallèlement l'une à l'autre.
L'oscillation de la palette de l'électro est communiquée à un doigt pris dans une fourche et dont le mouvement déplace une pièce qui arrête alternativement les deux roues dentées. L'aiguille indicatrice est entraînée par elles.
358 LÀ TÉLÉGHAPHII-: ÉI.KCTRIQVE TERRESTRE
Appareil Morse. — L'appareil Morse commença à être employé en France, en 1854, dans le service international. 11 supplanta rapidement le télégraphe à cadran parce qu'il était plus rapide et qu'il laissait une trace des dépêches transmises. On voit, en se reportant aux statistiques, qu'il est encore d'un usage général.
II est basé sur la transmission successive de signaux longs et brefs groupés de façon à donner, par leurs com-
Vig. 181. Manipulateur Mor^tt.
binaisons, toutesles lettres et tous les signes de lanumé-
Ainsi la lettre A est représentée par un signal bref suivi d'un signal long ■ ■■ ; U, par un signal long suivi de trois siguaux brefs I^H ■ ■ ■, etc.
Il faut remarquer, tout d'abord, que ce système du communication n'est pas limité seulement à la transmission écrite. Il peut s'appliquer à la correspondance au moyen du son ou au moyen de la lumière.
Une série d'émissions acoustiques longues et brèves, faites avec un sifflet, permettrait de correspondre aussi bien que par la lecture de signes analogues inscrits sur le papier. Les télégraphistes exercés finissent même par lire les dépêches qu'ils reçoivent, à l'oreille, par la succession des bruits longs et courts du mécanisme qui inscrit les traits et les points.