TENTATIVES FRANÇAISES
Une seconde fois, en 1887, il s'agissait d'établir les communications entre la Guyane, la Martinique, la Guadeloupe et la France par New-York et Brest. Ce projet échoua devant la Chambre.
Enfin, plus récemment, un contrat accordé à une compagnie française pour l'atterrissement d'un cable aux Açores, était rejeté par la Chambré, repris par une -compagnie anglaise et réalisé par la pose du câble, moins de quatre mois après (1).
Où chercher la cause d'une pareille attitude du Parlement français? Est-ce par raison budgétaire qu'il a repoussé tout concours à l'industrie française ? Mais, en même temps, il accordait des subventions considérables aux compagnies anglaises (2).
Ce défaut d'encouragement tient-il à un excès de sollicitude pour les capitaux français qui pourraient être compromis dans ce genre d'affaires ? Mais aucun n'est plus prospère.
Prenons l'exemple des six grandes compagnies anglaises. Voici, en regard de leur nom, la longueur de leur réseau, leurs recettes annuelles et leurs recettes rapportées au kilomètre de ligne :
(1) Voir au sujet de celte affaire extraordinaire, la brochure déjà citée de M. Depelley.
(2) En 1883, le câble du Sénégal est posé par une compagnie anglaise, qui reçoit une subvention de 1.700.000 francs pour une ligne dont la construction et la pose ont coûté 2.400.000 francs.
En 1884, VEastern extension telegraph Company pose le câble de Saigon au Tonkin. Elle reçoit du gouvernement français une subvention annuelle de 300.000 francs.
En 1885, le gouvernement français traite avec VAfrican direct telegraph Company pour un câble devant desservir nos possessions de Rio-Nunez, Grand-Bassam, Porto- Novo-Gabon. Coût 300.000 francs par an pendant 25 ans.
En 1889, autre contrat pour relier Obock à Périm avec subvention annuelle de 37.500 francs par an pendant 20 ans. (Les câbles sous-marins, par Harry Alis.)
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