‹ Les phénomènes électriques et leurs applicationsChapitre 150 sur 209 · CHARBONS ÉLECTRIQUES · texte numérisé non relu

CHARBONS ÉLECTRIQUES

dernière partie, longue et coûteuse. Aujourd'hui, on arrive au même résultat, plus économiquement, par une seule cuisson et par l'emploi de matières premières moins pures mais d'une qualité suffisante (charbon de cornue levigé et mélangé avec d'autres substances).

Ces charbons sont beaucoup moins résistants électriquement que les charbons de cornue.

Charbons à mèche; charbons métallisés. — Certains charbons présentent, dans leur axe, un canal cylindrique qu'on remplit d'une pâte formée de silicate de soude et de charbon.

Ces charbons, dits charbons à dme ou à mèche, sont exclusivement utilisés au pôle positif lorsqu'il s'agit de courants continus. Ils fixent l'arc et le rendent moins flottant.

On emploie également des charbons cuwrés ou nickelés y ce qui augmente leur conductibilité.

Industrie des charbons électriques. — Comme toutes celles qui touchent de près aux applications de l'électricité, la fabrication des -charbons électriques a fait de grands progrès, au point de vue de la qualité et du prix de revient.

Voici, au point de vue de leur prix, de leur usure et de leur utilisation, quelques renseignements généraux (1) :

(1) D'après la Société anonyme pour la fabrication des charbons à lumière, dont le siège est à Villerupt (Meurthe-et-Moselle).

il6 LES LAMPES ÉLEC TIllQi'ES

série, est, aujourd'hui, souvent remplacé par le groupement de trois lampes sous une tension de ilO volts, ce qui est obtenu par l'emploi de dispositifs et de charbons spéciaux.

Ces lampes fonctionnent individuellement sous 35 volts environ.

On arrive ainsi à une meilleure distribution de la lumière, compensée, il est vrai, par une certaine augmentation des frais d'installation.

Lampes- — Pour tirer de l'expérience de Davy le "principe pratique d'une lampe électrique, il restait à imaginer un mécanisme automatique rapprochant les crayons de charbon au fur et à mesure de leur combustion, de façon à maintenir constant l'écart (le leurs pointes.

C'est Foucault qui réussit, le premier, a construire un appareil régulateur de lumière électrique avec lequel Deleuil fit, sur la place de la Concorde, des

Fig. 206. - Ri^lateur ^. '

Foucault. expériences publiques en IHW

Depuis cette époque, un très grand nombre d'inventeurs se sont efforcés de réaliser des mécanismes simples, produisant le rapprochement gradtiel des charbons. Tout ce que la cinématique peut produire de combinaisons ingénieuses a été varié sous des centaines <lc formes différentes. Les plus anciennes lampes sont celles de Foucault, Serrin, Dubosc, Archereau, Jaspar, etc.

FONCTIONNEMENT DES REGULATEURS 417

Principes du fonctionnement des régulateurs ou

lampes à arc, — Un instant enrayé par Tinvention de la bougie Jablochkoff, qui, nous le verrons plus loin, supprimait tout mécanisme, l'emploi des régulateurs a repris un vif élan dans les dernières années.

Il faudrait un gros volume pour les décrire tous. — Nous nous bornerons à rappeler leur classification et les principes généraux de leur fonctionnement.

Les premiers types dont le régulateur Serrin a été le modèle le plus employé, utilisaient, pour le rapprochement des pointes, le poids du charbon supérieur, le charbon inférieur étant fixe.

Le schéma (fig. 206) cicontre permet de se rendre compte que, si le charbon supérieur est équilibré par un contrepoids en fer descendant dans un solénoïde, lors- (|ue le courant passera, le contrepoids sera attiré et les charbons s'écarteront, Tintensité tendra alors à décroître, le contrepoids sera moins attiré et la pesanteur rapprochera les pointes.

La constance de Tare pourra donc être maintenue par un réglage initial dépendant de l'intensité du courant et de la diflérence entre le poids du charbon et celui de son contrepoids.

Dans une autre classe de ces appareils, le solénoïde qui produit l'attraction du contrepoids est monté en dérivation sur le courant qui alimente les charbons. Le contrepoids tend à produire l'écartement des charbons

VivAREZ. Phénomènes électrique?. 27

Fig. 206. — Fonclionncment des lampes à arc.

LES LAMPES ELECTRIQUES

(fig. 207). Dès que, par l'usure, le courant éprouve plus de résistance à son passage par Tare, Tintensité augmente dans la dérivation, le noyau est attiré de bas en haut et les charbons se rapprochent.

Les régulateurs le plus généralement employés aujourd'hui sont les régulateurs différentiels qui présentent une combinaison des deux dispositifs précécédents.

Dans ce système, le poids du crayon supérieur et de son suppoi*t est équilibré par un contrepoids formé de deux parties SS' (fig. 208) qui s'engagent Tune dans un solénoïde R à fil gros et court, l'autre dans un solénoïde T à fil fin et long. Le charbon supérieur g est porté par un levier acd mobile autour du point d. Le courant se partage entre les deux solénoïdes.

Fig. 207. — Fonctionnement des lompes ù arc.

Fig. 208. — Principe des régulateurs différentiels.

Lorsque les charbons s'écartent, le courant diminue dans le solénoïde R ot l'attraction du solénoïde T

Page 1