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LAMPES A ARC ENFERMÉ

augmeute, les charbons tendent alors ii se rapprocher. Nous nous bornons il tes indications de principe qui ont été variées d'une infinité de manières dans les Iftmpes en. usage.

Lampes à arc enfermé. — Les lampes dont il vient d'être question braient à l'air libre. L'usage des lampes il arc enfermé, très répandu en Amérique, commence a se propager en France (1). Les figures 209 et 210 montrent l'aspect extérieur et le mécanisme intérieur du type de lampe de la General Electric Company construit par laCnm- / ■ • «.' pagnie française des

■ ' f procédés Thomson-

\' ' Houston.

^S;.. L'arc de ces lam-

Vpes fonctionne sous une tension ii peu Fig.209. — Lompefiorc près double de celle Fiir '10

enfermé. (Vue eité- ", , ... i Ll, , „„

ri,„„.) Jes lampes ordmai- '""^mé

res ; chaque foyer (Vneimérieure.) lumineux est indépendant. Cet arc se produit dans un petit globe, de forme allongée, muni d'un

(1) Le principe de l'emploi des ares enftTinés n'eat pas nouveau. Divers inventeurs; Staile, Varley, de., l'ont easayO il y a longlemps déji. ; mais ce n'esl qu en 189'. que MM. Marks et Jandus OUI. chacun de leur c6ld, fait breveter son application au?c Ivpca de lampes actuelles.

système de fermeture qui livre passage à l'air qu'il contient, lorsque celui-ci est dilaté par la chaleur, mais qui empêche Tair extérieur d'y rentrer aisément.

Le tout est placé dans un second globe muni d'un dispositif analogue.

Les charbons brûlent ainsi dans une atmosphère confinée, appauvrie en oxygène et par suite peu comburante. On obtient, de la sorte, une très grande augmentation dans la durée de combustion des charbons. C'est ainsi qu'un charbon dont 20 centimètres de longueur sont usés en sept à huit heures en moyenne à l'air libre, n'est usé que de 25 centimètres en 100 heures, avec un arc enfermé. C'est un avantage, non seulement au point de vue de l'économie des charbons, mais aussi au point de vue de la main-d'œuvre que nécessite leur remplacement pour la continuité de l'éclairage (1).

jBblocbkofT» — Grandeur et décadence d'une hwen~ lion. — Au moment où la bougie Jablochkoff fut inventée, en I87G, on ne connaissait pas encore les régulateurs dits polyphotes dont plusieurs peuvent être groupés en série sur un même circuit. On'ne se servait (jue de lampes monophotes^ dont chacune nécessitait pour elle seule une machine dynamo-électrique tout entière .

C'était la négation de ce qu'on appelle un éclairage.

Jablochkoff* fut le premier à réaliser un système d'éclairage électrique par la divisibilité de la lumière.

Paul Jabloclikofl*, né à Saratof (Russie), y est mort le 19 mars 1894. Officier de génie de l'armée russe, il exerçait en 1875 la direction des lignes télégraphiques de Moscou à Koursk. Venu en France, à cette époque,

(1) Consulter sur ces questions la communication faite au nom de M. A. Blonde], au Congrès d'électricité de 1900, sur les Progrès des Lampes électriques.

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