‹ Les phénomènes électriques et leurs applicationsChapitre 153 sur 209 · JABLOCHKOFF · texte numérisé non relu

JABLOCHKOFF

lui infuser un sang nouveau et la réunir avec d'autres compagnies électriques çn un puissant faisceau qu'un financier, alors heureux, tombé depuis au milieu des ruines, tentait, quelques mois après, de lancer vers la fortune avec un capital de 75 millions et le titre plein de promesses de : Société générale pour l'utilisation des forces électriques.

De transformations en transformations, la Société Jablochkoff, déjà épuisée par une longue lutte, accablée de frais généraux résultant des exploitations onéreuses qui lui avaient été imposées, mise de nouveau en liquidation en vue d'une reconstitution nouvelle, allait-elle revivre et donner a ses premiers fondateurs la récompense longtemps attendue de leurs efforts et de leurs sacrifices?

L'Union générale s'écroulait, peu de jours après, dans le désastre que Ton sait.

La Société Jablochkoff gisait, mourante, exténuée par cette agitation incessante, sans direction, dans une situation grosse de procès menaçants.

Après bien des efforts, on put la reconstituer.

M. IL Fontaine lui donna le concours de sa haute expérience industrielle et, sous le nom de Y Eclairage électrique, elle reprit et continue aujourd'hui une carrière qui lui a assuré parmi les sociétés de constructions électriques une place importante et un succès auquel la bougie électrique n'a plus d'ailleurs aujourd'hui qu'une part infime.

Si je me suis attardé, peut-être plus qu'il ne convenait, sur les débuts de cette invention à peu près oubliée aujourd'hui, c'est qu'il est juste de reconnaître qu'elle a donné à l'industrie de l'éclairage électrique une impulsion extraordinaire.

Nous l'avons vu plusieurs fois au cours de cette étude, le métier de précurseur est souvent ingrat. Jablochkoff

ES ÉLECTltlQUES

l'ont pas été heureux, au sens au prix de sa<^;rtfîces pcrsaniiels, L brillamment parcourue depuis, orale pour ceux d'entre eux qui

•■bkott. — Divisibilité de la initial de JablochkofT, suivi de plusieurs brevets d'addition, est du 15 mai 187G. La lampe qui y est décrite ne ressemble en rien k celle qui lut réalisée après de longs mois de recherches et d'expériences.

Elle était formée de deux charbons parallèles, de section inégale, pour compenser la difFérence d'usure que produit l'action du courant direct, placés de part et d'autre d'une bande de kaolin. Un autre dispositif consistait en un tube de charbon, contenant un tube de kaolin et dans celui-ci une baguette de charbon, d que l'appareil se présenta sous • bougie composée de deux chardiamètre égal, séparés par un élange de plâtre et de sulfate de

: des charbons nécessitait l'utiltnatifs,

le 4 millimètres, la bougie foncde 8 h 9 ampères et une difle-

LAMPE IVIl.DE i25

rence de potentiel de 42 volts aux bornes du chandelier.

Son pouvoir éclairant moyen est d'environ 40 becs Carcel.

La propriété qu'elle manifesta aussitilt, ôtait qu'on pouvait en grouper 4 ou 5 sur un même circuit, en série.

Avec une machine Gramme à 4 circuits, elle permettait la production d'un ensemble de 20 foyers lumineux, c'esl-i'i-dire un véritable éclairage.

La ligure 211 représente la bougie JablochkolT avec son chandelier et son globe.

Autres types de lampes analogues. — Le succès de la bongie JablochkofT entraîna beaucoup d'inventeurs dans la voie des lampes sans mécanisme. Il en l'ut imaginé

un grand nombre, presque Fig. 212. — Lniiii.e wiidc.

aussitôt éclipsées par le

succès de la lampe Edison et les simplifications apportées à la construction des lampes a are.

Nous nous bornerons donc à quelques indications sur le principe des plus intéressantes d'entre elles.

Lampe Wilde. — La lampe Wilde (fig. 212) est basée sur cette opinion que, dans la bougie Jablociikofl', l'isolation ne sert ii rien et que l'arc peut se maintenir

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aux extrémités tle deux baguettes parallèles isolées seulement par l'air. Cette assertion n'est pas exacte et la flamme de la lampe Wilde est soumise ii des fluctuations très marquées.

Ce briUeur porte à sa base un petit électro qui laisse l'extrémité des pointes de charbon se rapprocher lorsque le courant ne passe pas et qui les écarte dès qu'il passe.

Lampe Jantin. — Elle était fondée sur l'tictïon à distance des courants sur les courants et Tidentification de l'arc voUaï- (]ue avec un courant (fig. 213).

Elle se composait d'une sorte de bri1-

Ilcur Wilde à rallumage automatique , fonctionnant les pointes en bas, dans un

Fig. 213. - Umpe J«n,i-.. *^="*'"^ <^« plusieurs

(Vue de fnre ït de profil. ] spires de fil très lin

dans lesquelles passe le courant. L'arc est ainsi maintenu ii l'extrémité des charbons par l'action do ce courant-

L&mpe Soleil. — La lampe Soleil (fig. 214) est une sorte de lumière Drumont électrique. Comme la bougie JablochkolT. elle se composait de deux crayons, de direc-

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