PERFECTIONNEMENTS ET DESIDERATA
gazeux. La décomposîtion de ces corps déposait sur le fil une gaine dVpaisseur croissante d'un charbon très dur. En augmentant l'intensité du courant on volatilisait le fil de platine et le filament était formé d'un tube de charbon très dur.
Le docteur Auer, auquel on doit la création du système bien connu d'incandescence par le gaz a l'aide de manchons imprégnés d'osmium et d'oxyde de thorium, a eu ridée de fabriquer des filaments de ces substances par un procédé analogue à celui de M. Cruto.
Il résulte, d'un brevet qu'il a pris en Hongrie, qu'il obtiendrait un filament d'osmium par le dépôt d'une gaîne de ce corps sur un fil de platine, traversé par un courant, dans une atmosphère contenant de la vapeur d'eau, un hydrocarbure gazeux et de l'anhydride osmique (OsO*).
La même gaîne s'obtiendrait aussi par imprégnation de filaments organiques trempés alternativement, et un grand nombre de fois, dans des solutions appropriées, et portés à l'incandescence.
Un autre filament serait formé par un fil de platine définitivement conservé, et entouré d'une enveloppe de thorine (oxyde de thorium) obtenue par la décomposition d'un azotate ou d'un séléniate.
De tels filaments permettraient d'obtenir la bougie avec 2 watts seulement et même un watt et demi.
Rien de précis n'est encore venu confirmer ces espérances. En admettant même qu'elles se réalisent, il faudra savoir à combien reviendra une lampe fabriquée par des procédés lents, délicats, et qui mettent en jeu des matières rares et coûteuses.
L'habileté et la notoriété de l'inventeur commandent néanmoins qu'on lui fasse crédit et qu'on ne juge pas la valeur de son procédé de fabrication sans l'avoir sérieusement expérimenté.
YivAREZ. Phénomènes électriques. ' / ' 28
LES LAMPES ELECTUIQVES jlre part on aonooce cju'Edîson est sur la même
ne farun générale, la fabrication des filaments, leur
)n aux fils d'arrivée du courant, le vide de la lampe.
mtures des lampes, ont été l'objet de perl'eetion-
ts incessants.
s'est préoccupé sérieusement, en particulier, des
s de limiter l'emploi des fils de platine qui, jusqu'à
t, malgré de nombreux essais, reste le seul métal
uissc conserver avec le verre une adhérence
ite pour empt^cher la rentrée de l'air dans les
les.
platine est rare, très cher et demande à être
é. D'après M. Blondel (1), il s'en perdrait annuel-
, par le Tait des vieilles lampes électriques inuti-
s, environ 2.500 kilos, représentant une valeur de
ons de francs.
1 cherché également le moyen de supprimer l'em-
I plâtre dans le culot des lampes.
lollub a décrit dans le journal V lilci-tricien (2) et
inique au Congrès international de 1900, un type
[tpe à incandescence dans laquelle le culot ou
, qui sert à fixer la lampe dans son support, est
; la pensée de l'inventeur, cette lampe, qui se terar un petit pied en verre présentant deux contacts urs reliés aux deux extrémités du filament, doit us économique et plus durable et rendre imposas courts circuits qui se produisent souvent lorsque re qui remplit le culot n'est pas suirisaminent sec.
Itunpe NernBt. — Nous avons rappelé, dans un
mmunicalioD au Conf;r<ïs d'élecIriciU de 1900. imcrodu9 juillet 1900.