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LA LAMPE NE UNS T

chapitre antérieur (1), l'expérience par laquelle Jablochkoff, utilisait la bobine de Ruhmkorfr, pour porter à rincandcscence la tranche supérieure d'une petite lame de kaolin sur laquelle le courant était dirigé par un allumage en charbon.

Dans le même ordre d'idées, le professeur Nernst, de Gœttingue, a imaginé une lampe à incandescence à l'air libre qu'on a pu voir fonctionner à l'Exposition de 1900 dans le pavillon de l'Allgemeine Electricitats Gesellschaft de Berlin.

Cette lampe est formée d'une petite tige d'une matière réfractaire (magnésie mélangée à des terres rares) isolante à froid, mais qui devient conduclrice, incandescente et lumineuse, sous l'influence d'un courant électrique, dès qu'elle est légèrement échauffée.

Cet échauffement préalable, faisant allumage, s'obtient au moyen d'une petite spirale métallique qui entoure la tige réfractaire et par laquelle passe une dérivation du courant principal.

Quelques secondes suffisent pour amener la lampe à l'état d'incandescence convenable pour l'éclairage.

Sous une tension de 110 ou 220 volts, cette lampe fournirait une carrière de deux cents à trois cents heures en absorbant seulement 1 watt 6 ou 1 watt 7 par bougie.

Le type actuellement en démonstration a un pouvoir éclairant de vingt-cinq bougies. Il n'est pas encore dans le commerce et on ne peut se livrer à aucune évaluation certaine sur les conditions économiques de ce nouveau mode d'éclairage. Mais on annonce qu'avant peu de mois, il sera en exploitation en Allemagne et en France.

(1) Voir à ce sujet p. 193 et 194.

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