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TABLEAU DE DISTRIBUTION

Compteur Aron. — Il est tout n fait différent des précôdcnts {fig. 231).

il se compose de deux balanciers dont l'un dépend d'une horloge ordinaire ; l'autre porte à sa base une niasse de fer doux qui vient affleurer, dans ses oscillations, un électro-aimant dans la bobine duquel passe le courant à totaliser. L'électro produit une attraction sur le fer doux du balancier et diminue son oscillation d'une durée d'autant plus grande que l'intensité du courant est ellemême plus grande.

1/horloge retarde donc par rapport n l'horloge étalon, et le retard est fonction de la quantité d'électricité.

Ce système est ingénieux, mais il est facile de le dérégler eu se servant d'un aimant puissant.

D'autres systèmes de compteurs sont aussi en usage le compteur E. Thomson, qui

peut être utilisé pour les cou- F'R- 231.— Compteur Aron,

raiits continus et les courants

alternatifs; le compteur Sckallenberger (courants alternatifs); le compteur Frager, etc.

Les compteurs appartiennent en général aux sociétés d'éclairage.

Ils sont loués aux abonnés moyennant une somme payable mensuellement.

Tableau de distribution. — Les divers appareils de commande et de sûreté d'une même installation sont généralement groupés en un ensemble très apparent, placé dans un endroit bien éclairé, qu'on appelle le

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tableau de distribution. Ce tableau est souvent en bo de préférence en ardoise ou en marbre (1), c'est-à-dîr une matière incombustible, il doit être isolé des n ou cloisons sur lesquels il s'appuie, par une couche < de huit centimètres au moins.

« Il est toujours désirable que le départ des oîrc s'effectue à partir des tableaux, sur lesquels la ; division est poussée aussi loin que possible, tableaux doivent être écartés des murs et les attac des nis et câbles placées, autant que possible, sur la i apparente. On doit prendre les précautions nécessa pour qu'un court circuit n'y puisse pas être produit le contact d'un objet métallique (2),

A ces tableaux arrivent les circuits principaux, lesqi se dérivent en un certain nombre de circuits secondai desservant les diverses parties de l'installation.

Coupe-circuits. — Le premier organe qu'on t rencontrer sur un tableau, au point de départ de cha» circuit, est un petit appareil automatique dit cou^ circuit, dont la fonction est d'interrompre le passage courant lorsque, pour une cause quelconque, l'inteu! de celui-ci s' accroît au point de rendre possible l'écbs fement des conducteurs, ce qui peut avoir un incen pour conséquence.

Ce n'est pas seulement au tableau qu'on doit trou ces appareils. Tout groupe de lampes doit être proti par un coupe-circuit bipolaire (3); " il en est de mè de toute subdivision dans laquelle l'intensité p atteindre cinq ampères. Ces coupe-circuits doivent ê

(1) Mieux encore, si c'est possible, en verre, ce qui pcrmel voir ce qu'il y a derrière.

(2) Inslruclions générâtes de la Ckamiire syndicale.

'3] C'esl-à-dire iulerrompant le courant sur les deux coud leurs d'uD circuil à la fois.

C 0 UPE- CIBCVITS «:

facilement accessibles et mis à l'abri des matières inflammables (!) n.

Uu coupe-circuit se compose essentiellement d'un 111 susceptible de se fondre lorsqu'il est traversé par un courant qui l'échauffé au delà d'une température déterminée. On emploie généralement l'alliage composé de 67 p. 100 de plomb et 33 p. 100 d'étain.

I. 'intensité du courant capable de fondre un lil de diamètre d est donnée par la formule empirique

due à M. Preece, et dans laquelle k est un coeflicient variable avec chaque métal. Pour l'alliage fusible plomb et étain, A = 10.3. Le plus ordinairement on protège le fil de cuivre par un lil d'alliage de même diamètre.

f^es coupe-circuits sont à deux fils, un (il pour chaque conducteur (fig. 232). lis sont enfermés dans une enveloppe incombustible, en porcclaioc parexer„pl„. „ Us ^.^ ^ ^^^^.,^^.,,

couvercles métalliques sont bi-puInire»tiUfuaihle>.

formellement interdits ».

Il est recommandé d'employer des coupe-circuits

marqués d'un chiffre très apparent in-

^^^^2^^^^** diquant le courant normal pour lequel

ils sont établis. Leurs iils doivent fondre

,^'.T^'" pour un courant au plus égal au triple

Lnme fusible pour «^ r f, r

cnupe-rircuit. du courant normal.

Quelquefois, au lieu de fiU fusibles, on se sert de lames fusibles (fig. 233) de dimensions

(I) md.

variables suivant le courant qu'elles doivent laisser passer. D'autres types de coupe-circuits sont basés sur un autre principe, l'intervention d'une action électromagnétique, lorsque l'intensité du courant dépasse une limite donnée. Nous n'en parlerons pas, car ils sont moins efficaces que les coupe -circuits en alliage fusible.

Interrupteurs de distribution, — Le tableau comprend ensuite généralement autant d'interrupteurs que de circuits principaux. Ces interrupteurs se manœuvrent à la main et peuvent rompre le circuit, soit sur l'un des conducteurs, soit sur les deux. Ce dernier dispositif est ordinairement préféré.

En outre, un grand nombre d'interrupteurs sont distribués sur la canalisation de manière à pouvoir faire cesser l'éclairage de certaines lampes ou de certains groupes de lampes.

Il existe de nombreux modèles de ces interrupteurs.

Autres appareils, — Enfin, les tableaux comprennent quelquefois, dans le cas des réseaux isolés, c'est-àdire ne dépendant pas d'une station centrale, un voltmètre donnant la tension du courant, un ampèremètre donnant son intensité, des rhéostats permettant d'introduire des résistances, variables à volonté, dans les circuits, enfin, un parafoudre, lorsque certaines parties de la canalisation sont faites avec des fils aériens.

Conducteurs. — Il va de soi que, dans une installation intérieure, les fils doivent toujours être isolés et apparents. Il est imprudent de les dissimuler derrière des tentures, des rideaux, des tableaux, etc.

L'emploi des fils nus, interdit, en principe, peut être autorisé dans certains cas particuliers. Quelle que

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suit la nature des locaux, la couverture isolante du fil et la gaine de protection mécanique doivent être imperméables.

L'isolation est obtenue par une ou plusieurs couches de matières non conductrices. Si le caoutchouc vulcanisé est en conlact direct avec le fil de cuivre, celui-ci doit être étamé. Les compagnies des secteurs de Paris exigent généralement un double isolement au caoutchouc.

« La couverture isolante doit être assez solide pour résister aux détériorations dues au montage. »

L'usage a prévalu de loger les fils deux it deux, dans

Fifc. S3Ï. — Coup» et vue pnr-dcssu* d'une moulure.

des baguettes de bois, dites moulures, qui présentent longitudinalement deux rainures parallèles dans lesquelles on les étend (fig. 234), On recouvre le tout d'une latte vissée qui isole complètement les conducteurs et, cependant, permet leur vérification si elle est nécessaire. Les moulures, servant de protection mécanique aux conducteurs, ne doivent présenter aucune discontinuité dans les raccords et dans les angles vifs. Les conducteurs n'y sont maintenus que par le couvercle OH la baguette de recouvrement.

Aux croisements des tuyaux de gaz ou d'eau, il est nécessaire d'ajouter sur les conducteurs un supplément d'isolement et de protection mécanique. A la traversée des murs et plafonds, la protection mécanique doit être formée d'un tube en matière dure et încombdstible el

à bords arrondis. Si ce tube est métallique, il est prudent de recouvrir le fil d'une gaine isolante supplémentaire qui débordera les extrémités du tube. Les tubes en laiton ou cuivre doivent être étamés.

Pose des conducteurs, — Les observations relatives à la pose des conducteurs se résument à peu près à ce que nous en avons dit au sujet des coupe-circuits et du danger pouvant résulter de leur échauffement. Leur pose se fait généralement sous moulures ou dans des fourreaux de cuivre, lorsqu'on leur fait traverser les plafonds. Leur liaison avec les appareils d'éclairage doit être faite avec beaucoup de soin, surtout lorsqu'on utilise un appareillage préexistant et quelquefois appelé à fonctionner encore (lampes et lustres à gaz).

Dans les locaux humides, l'emploi des bois rainés ou moulures n'est pas à recommander. Si leé conducteurs sont protégés par un tube de plomb, on peut les fixer directement contre les murs au moyen de petits cavaliers; sinon, il faut les poser sur isolateurs et les tenir à une certaine distance des murs.

D'une façon générale, quand il circule, dans un conducteur, un courant de plus de 10 ampères, il faut placer le fil d'aller et le fil de retour à une certaine distance l'un de l'autre, de façon à éviter qu'il ne puisse se former fortuitement un court circuit.

A la traversée des murs, planchers, cloisons, etc., les conducteurs doivent toujours être protégés.

Le retour par terre ou les masses métalliques, conduites d'eau, de gaz, charpentes, etc., doit être interdit.

Echauffement des ûls. — M. Kenelly a étudié les conditions dans lesquelles s'échauffent les fils sous moulures et établi les formules empiriques qui donnent le

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