APPAREILLAGE
gaz n'ait plus aucun accès dans les conduites qui les desservent.
Quant aux lampes à arc, elles doivent toujours être pourvues d'enveloppes et de cendriers. Les globes doi-
wmm
Fig. 238. — Suspension.
Fig. 239. — Lampe mobile simple de bureau.
vent être entourés d'un filet métallique. Les lampes placées à l'intérieur doivent avoir leurs bornes protégées contre la pluie et les chocs. Les rhéostats doivent être montés sur une matière incombustible et non hygrométrique, leurs fils étant calculés de façon à ne pas dépasser la température de 200 degrés en fonctionnement normal.
Wk OUTILLAGE DE L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
Exemples. - — Nous nous bornerons à donner quelques exemples simples de l'outillage dont nous venons de parler. Nous les empruntons aux albums de la Compagnie générale d'appareillage électrique, ancien établis-
Fig*. 2^0. — Lampe mobile double'dc bureau.
sèment Grisfolas, Sage et Grillet, dont le matériel est bien connu et apprécié.
Le mode de suspension des lampes à incandescence et leur groupement est extrêmement variable, depuis la lampe applique (fig. 235] avec support et tulipe plus ou moins riche (fig. 236) jusqu'au lustre élégant que montre la fig. 237.
ETALONS DE LUMIERE 465
Les types fig. 239, 240 sont des modèles de bureau aujourd'hui bien connus.
Pbotométrie. — Tout problème d'éclairage h pour corollaire obligé une étude photométrique.
Neus n'avons pas l'intention d'aborder ce problème. Toutefois, puisqu'il a été question, en divers endroits, de la puissance lumineuse des lampes, il est nécessaire de la prciser en disant à quelles unités elle se rapporte, et comment elle se mesure.
Les méthodes photométriques sont toutes basées sur ce principe que, si une surface est également éclairée par deux sources lumineuses, les intensités de ces deux, sources sont en raison directe du carré de leurs distances aux surfaces éclairées.
Ainsi, si une source lumineuse produit le même éclaircment qu'une autre source, en étant placée h une distance double, triple ou quadruple, son intensité est quatre, neuf ou seize fois plus grande.
Un grand nombre d'appareils ont été imaginés pour
l'exécution précise de ces mesures.
Étalons de lumière (1). — Les différents congrès d'électriciens qui se sont réunis depuis 1881 n'ont pas négligé cette importante question. Celui de 1881 a laissé le soin de l'étudier h fond à une commission qui s'est réunie en 1884.
Sur la proposition et à la suite des expériences de M. Violle, elle a décidé que :
L'unité de chaque lumière simple est la quantité de lumière de même espèce^ émise en direction normale par l centimètre carré de surface de platine fondu à la teni-
(1) Voir la communication présentée par M. J. Yiolle au Congrès d'électricité de 1900 sur la Pbotométrie.
VivAREZ. Phénomènes électriques. 30
pérature de solidification; l'unité pratique de lumière blanche et la quantité de lumière émise normalement par la même surface.
Le Congrès de 1889 a proposé comme étalon pratique la bougie décimale égale à la vingtième partie de Tiinité Violle.
Plus récemment, le Congrès d'électricité réuni à Genève, en 1896, se basant sur certaines critiques faites a Tétalon de platine, a décidé que Tunité partique d'intensité lumineuse serait la bougie décimale, cette unité d'intensité pouvant être représenté, pour les besoins de l'industrie, par l'intensité lumineuse horizontale de la lampe Von Hefner Alteneck.
Cette lampe est l'étalon légal en Allemagne. Elle brûle à l'acétate d'amyle et son emploi est réglé suivant des instructions minutieuses. Elle n'est que les
. ^.^ de la bougie décimale.
En France, les étalons le plus fréquemment employés sont la bougie décimale et la lampe Carcel.
Les conditions qu'exigerait une intensité invariable dans les bougies sont multiples: identité, constante avec lui-même, du corps gras employé, répartition toujours égale autour de la mèche, forme et fabrication identique des mèches, constance de la combustion, absence de tout courant d'air faisant vaciller la flamme.
Les bougies ordinaires contiennent des proportions variables de cire ou de paraffine. Les bougies de spermaceti sont, à leur tour, mélangées de 3 p. 100 environ de cire et de paraffine. Quant aux paraffines du commerce, elles présentent des compositions extrêmement variables, et leur point de fusion varie de 45 à 61 degrés suivant leur mode de fabrication et l'origine des substances dont on les extrait.
Chacun des corps composant les trois types de bou-