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INTENSITÉ LUMINEUSE DES FOYERS

gies usuelles est donc un composé à formule variable. De plus, le moulage produit, au refroidissement^ des différences de densité, des cavités autour des mèches, etc.

Il n'en faut pas davantage pour expliquer les variations, d'intensité et de durée, des bougies de mêmes dimensions et de même apparence.

La lampe Carcel, qui est l'étalon de lumière le plus employé en France, présente sur les bougies l'avantage d'une constance plus grande.

Employée d'abord comme étalon photométrique par Arago et Fresnel, elle fut adoptée par Dumas et Regnault pour les essais photométriques réglementaires du gaz de la ville de Paris.

L'intensité de la lampe Carcel varie, avec la composition de l'huile, la nature et la hauteur de la mèche, la position de l'étranglement du verre au-dessus du niveau de la mèche, etc.

L'instruction de Dumas et Regnault contient à cet égard des indications très minutieuses. Retenons seulement celle qui est relative à la consommation d'huile, qui doit être de 42 grammes à l'heure.

D'après M. Violle, si on prend pour unité la Carcel par rapport aux autres étalons de lumière, elle vaut :

0,481 unités Violle ;

9,62 bougies décimales;

8,91 bougies anglaises Candies;

En France, dans les évaluations sommaires, on établit le parallèle entre 1 Carcel et 10 bougies.

Intensité lumineuse des foyers. — Théoriquement, la lumière émise par un foyer lumineux est la même dans toutes les directions. Tel est le cas d'un point lumineux. Mais les sources usuelles de lumière sont loin d'être des points lumineux, et l'éclat qu'elles

répandent autour d'elles est très variable suivant la position qu'on occupe. Les mots : intensité lumineuse d'un foyer n'ont donc pas une signification absolue et ne prennent un caractère précis que si on spécifie la direction dans laquelle est faite la mesure.

Supposons une lampe à arc à courants directs, le charbon positif en-dessus. En raison de la superposition des deux

Fig. 241. — Distribution de la lumière autour du point lumineux.

charbons et de leur usure différente, la lumière affecte une répartition très inégale dans les diverses directions. Si, dans un plan vertical, on porte les intensités correspondantes sur les divers rayons, on obtient (fig. 241) une courbe telle que ABCDEF qui, par sa rotation autour de XY, engendre une surface de révolution représentant la distribution de la lumière autour du point lumineux. Si, de l'extrémité des rayons de la circonférence XA'Y, on abaisse des perpendiculaires sur

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la ligne X'Y', et si on porte sur ces perpendiculaires les longueurs correspondantes 6i'=AB; cA'=AC; etc., on obtient la courbe X!bcdef\'.

Or, on démontre que Yintensité moyenne sphérique de la lampe, c'est-à-dire la moyenne de toutes les intensités dans toutes les directions autour du point A est à l'intensité maxima comme la surface de la courbe X^bcdeflT est à celle du rectangle qui la circonscrit.

De là, un moyen simple de trouver l'intensité moyenne des foyers lumineux.

Dans les lampes à incandescence, l'intensité varie avec la puissance absorbée; elle est sensiblement proportionnelle au cube de la puissance absorbée, à un coefficient près, qui varie avec la nature du filament.

Dans les lampes à arc voltaïque, comme nous l'avons vu dans la figure, la répartition de la lumière est très irrégulière. Suivant M. Rousseau, \ intensité moyenne sphérique est sensiblement égale au tiers de l'intensité maxima mesurée à 45 degrés sous l'horizontale.

Emploi de globes diffàssmts, globes holopbanes. — Les lampes à arc qui brûlent à l'air libre sont soumises à des courants d'air qui en rendent la lumière vacillante et ajoutent par ses variations à la fatigue que leur éclat considérable produit sur les yeux. La pupille se contracte et, par ce fait, l'utilisation par l'œil devient très inférieure à celle qu'elle devrait être. On a été conduit, par suite, à placer les lampes à arc dans des globes opales qui en atténuent l'intensité en la répartissant sur une surface d'assez grand diamètre. Mais ce n'est qu'au prix d'une perte de lumière considérable qui peut, suivant l'épaisseur du verre et son opacité plus ou moins grande, atteindre et même dépasser 50 p. 100. On a donc dépensé, en pure perte, une quantité d'énergie égale à celle qui est réellement utilisée.

Une étude approfondie de cette question s'imposait donc. — Elfe a été faite et a abouti à la fabrication des globes dits kolophanes dont le principe est analogue à celui qui a conduit Fresnel à la construction de l'optique des phares.

Ces globes présentent, tant sur leur surface interne que sur leur surface extérieure des canelures tracées suivant des profils calculés mathématiquement d'après les conditions de la distribution de lumière qu'on a en vue, soit qu'on veuille obtenir une dif-

Fig. 2^2. — Gtobes holopbanps.

lusion générale, soit qu'on désire diriger la lumière dans certaines directions, la rabattre vers le sol par exemple. On obtient ces globes, par moulage, sous les formes les plus variées {fig, 242). On en fabrique également qui sont destinés à cacher les ampoules des lampes à incandescence et à en uniformiser la lumière avec moins de perte que celle qui résulte d'un dépolissage du verre. D'une façon absolue, la perte correspondant à l'emploi des globes holopbanes n'est que de 10 à l.'i p. 100. Leur emploi est évidemment moins utile avec les petits foyers qu'avec les grands

GLOBES DIFFUSANTS ET HOLOPHANES TA

Avec les lampes à incaDdescence notamment, d'autres dispositifs sont quelquefois préférés. Tel est celui que montreat les figures 243 et 244. Dans ce type de lampe,

dit Glow Lamp, l'ampoule est argentée sur sa partie hémisphériquesupérieure qui forme aussi réflecteur. L'un des modèles représentés est hémisphérique; dans l'autre, la partie réfléchissante est parabolique.

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