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RAFFINAGE DU CUIVRE

-saire général du Gouvernement français à l'Exposition de Chicago, d'après lesquels le poids total de matière employée à la fabrication des objets en argent massif est évalué à 140.000 kilogrammes et le poids, appliqué à l'argenture, à 84.000 kilogrammes; dans les autres industries similaires il est de 35.000 kilogrammes, ce qui fait un total de 259.000 kilogrammes.

On estime à 60.000.000 de francs, aux ttats-Unîs, le total annuel des affaires faites dans ce genre d'industrie.

RatBnage du cuivre. — Les cuivres bruts du commerce contiennent environ 96 p. 100 de ce métal. Les 4 p. 100 complémentaires sont composés d'un grand nombre d'impuretés dont la nature varie avec celle du minerai qui a été traité. On y trouve de l'or, de l'argent, du platine, de l'étain, du fer, du zinc, du cobalt, de l'aluminium, du soufre, de l'arsenic, du bismuth, de l'antimoine.

Parmi ces corps, les uns doivent être séparés à cause de leur valeur. Les autres, à cause de l'influence fâcheuse qu'ils ont sur les propriétés électriques et mécaniques du métal.

Ces opérations se font aujourd'hui sur une très grande échelle, et la plupart des cuivres qui sont importés d'Amérique, pour être appliqués à la fabrication des conducteurs électriques, sont préparés de cette façon. On les désigne sous le nom de cuivres électroly tiques.

Les opérations sont généralement dirigées de façon à produire des cathodes de cuivre, qu'on refond ensuite sous la forme de lingots, ou plus ordinairement sous celle de ivire-bars, c'est-à-dire de barres propres à être passées immédiatement au laminoir, en vue de la fabrication des fils.

Un procédé particulier a pour but le dépôt du cuivre électrolytique à la surface de cylindres dont il épouse

la forme, ce qui permet d'obtenir ainsi des tubes de cuivre qu'on peut étirer sous diverses grosseurs ou transformer en planches en les ouvrant suivant une génératrice.

L'originalité du système consiste dans l'emploi de polissoirs en agate qui pressent sur la surface des cylindres au moment où le dépôt s'y forme. Les cylindres tournent et les polissoirs d*agate écrasent en quelque sorte les molécules de cuivre à l'état naissant et empêchent la formation des gros cristaux qu'on voit ordinairement sur les cathodes. On obtient de la sorte un cuivre d'un grain très fin, qui jouit d'une souplesse remarquable.

Ce procédé, appelé procédé Elmore, est appliqué en France, dans une usine sise à Dives.

Son mauvais côté, qui lui est commun du reste avec tous les procédés électrolytiques, résulte de la lenteur forcée des opérations. Elle est nécessaire pour l'obtention d'un dépôt régulier, cohérent, à grains fins.

Elle a pour conséquence une longue immobilisation de matières chères et l'occupation de grands espaces, c'est-à-dire un gros capital dormant.

L'aluminium, — Une des plus belles conquêtes de l'électro-métallurgie est la fabrication industrielle et h bon marché de l'aluminium.

Les procédés anciens tenaient plutôt du laboratoire et correspondaient à un prix de revient prohibitif de tout emploi économique de ce métal, si intéressant à plusieurs égards.

L'aluminium est un corps extrêmement répandu dans la nature, puisqu'il est le radical métallique de l'argile. Il présente de précieuses propriétés de résistance aux acides, et une légèreté tout à fait remarquable, puisqu'un décimètre cube pèse seulement 2 kil. 67. Sa conductî-

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