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AIMANTATION PAR LES COURANTS

sent à l'action de la terre, se dirigent, quand on en approche un aimant ou un autre courant^ comme si elles étaient elles-mêmes des aimants.

De là, la théorie électro-magnétique d*Ampère, d'après laquelle un aimant n'est autre chose qu'un faisceau de solénoïdes parallèles dont les courants particulaires sont orientés par le fait de l'aimantation et dont l'action se résume à celle d'un seul courant de solénoïde circulant à sa surface.

Aiznentation par les courants. — ^*^' ^^'

Immmmmù

Fig. 31. Fig. 32.

Fîg. 31 et 32. -^ Divers modes de suspension des solénoïdes.

Arago avait reconnu, en 1820, qu'un fil de cuivre traversé par un courant électrique attire la limaille de fer tout comme un aimant. La limaille s'aimante sous l'influence du courant et se dispose en zones circulaires qui forment une gaine autour du ûl. Elle se désaimante dès que le courant cesse de passer.

Il reconnut aussi qu'une aiguille d'acier, placée perpendiculairement à un fil parcouru par un courant, s'aimante d'une façon permanente.

Ampèrp reproduisit ces expériences, en plaçant un faisceau d'aiguilles d'acier dans un tube de verre sur lequel il enroulait en spirale un fil conducteur (fig. 33). Il reconnut qu'elles s'aimantaient au passage du courant avec cette différence que l'aimantation est permanente lorsqu'il s'agit d'aiguilles d'acier et qu'elle est transitoire lorsqu'il s'agit d'aiguilles de fer. Dans co

Fig. 33. — Aimantalioii par un courant.

dernier cas, elle cesse en même temps que le courant qui l'a produit.

C'est sur ce principe que sont construits les électro^ aimants dont il sera question plus loin.

Faraday. —Les lois de r induction, — Les découvertes d'Ampère avaient appris à faire des aimants avec de l'électricité. Celles de Faraday (1) apprirent à faire de l'électricité avec des aimants.

« Par ses découvertes, dit Babinet, un agent théorique, le fluide magnétique, fut banni de la nature à jamais. L'électricité produisit tout et expliqua tout.

(1) Faraday, né près de Londres, en 1794, mourut le 23 août 1867. Comme celle de Davy, son origine était des plus humbles. Son père était maréchal ferrant. Il débuta en étant apprenti relieur. Mais l'intérieur des livres le préoccupait plus que leurs enveloppes. L'étude de l'électricité l'attira et, avec de faibles moyens, il parvint à coostruire une machine qui fut montrée à l'un des

LOIS DE LINDVCTION 85

« C'est une des simplifications qui hoDoreot le plus l'esprit humaia et l'un des plus heureux fruits des travaux des savants modernes et de Faraday en particulier.

« Diverses lectures qu'il fit au sein de l'Académie royale de Londres ont eu pour objet de montrer que la chaleur, la lumière et l'électricité sont les résultats d'une même cause agissant diversement.

« Sans doute, l'attraction et les actionschimiques sont aussi des effets de cette même cause universelle. La nature s'ennoblit par la simplification de son mécanisme. »

L'induction est un phénomène que Faraday découvrit en 1831. Il se manifeste si, dans l'axe d'une bobine B re- r couverte d'un grand nombre de spires d'un (il conducteur ^ isolé, on introduit brusque-' ai-

ment une autre bobine de Principe de l'induciioD.

même genre A reliée à une pile

(fig. 34). En mettant la première bobine eo communication avec un galvanomètre, on constate qu'il se produit alors dans son fil un courant qu'on appelle induit et qui est de sens inverse à celui du premier courant qu'on appelle inducteur.

Le courant induit est îiistanlaiié et cesse aussitôt.

directeurs de l'Inaiilutiou royale c[ lui valut l'autorisatioa d'en suivre les cours. Il assista aux leçons de Davy, les rédigea et lui soamit sa rédactioD. lutércEsé au sort de sod élève, Davy l'emmena avec lui en voyage sur le conlincnl. C'est en 1820 qu'il commenç» la publication de ses travaux personnels sur l'acier, ses alliages avec l'argent. Ses découvertes en élu et ro- magnétisme datent de 1821.

S! on enlève brusquement la bobine inductrice de l'axe de la bobine induite, on voit se produire un nouveau courant instantané, mais, cette fois, de même sens que le courant inducteur.

Les mêmes phénomènes se produisent sî, par un artifice, on augmente ou on diminue l'intensité du courant inducteur, si on l'approche ou si on l'éloigné.

Ils se produisent encore si on remplace la bobine inductrice par un aimant (fig. 35).

L'ensemble de ces observations constitue les lois de l'induction, dont l'importance est considérable puisque c'est sur cette loi qu'a été basée la construction des machines magnéto et dynamo-électriques.

11 faut en retenir le lait suivant, qui en est Fig. 3fi. — Principe d« liiiductlon. la généralisation : Si un clément de circuit électrique, formé d'une spire ou d'un anneau de fil conducteur, se trouve dans une portion de l'espace qui est le siège d'un flux d'électricité, tout changement dans l'intensité de ce flux induit dans la spire un courant électrique instantané, de sens inverse si le flux augmente, de même sens s'il diminue.

ExtrA-eourant. — Un courant peut même produire une induction sur lui-même, dans le circuit qu'il parcourt. Si on interrompt brusquement un circuit dans lequel passe un courant, on constate que, conformément à la loi de l'induction, il se produit un nouveau courant qui prolonge en quelque sorte le courant inducteur; si

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