‹ Les phénomènes électriques et leurs applicationsChapitre 37 sur 209 · ACTION DES AIMANTS SUR LES COURANTS · texte numérisé non relu

ACTION DES AIMANTS SUR LES COURANTS

leur de la façon indiquée par la figure 26, il obéira k l'influence seule du courant qu'on étudie.

C'est sur ce principe qu'est basée la construction des

Fig. 26. — Système asiatique et multiplicateur.

gahanomètres ou appareils destinés à mesurer l'intensité des courants.

Action des aimants sur les courants. — L'expérience d'Œrsted démontre que les courants électriques exercent une action sur les aimants . Réciproquement, un aimant agit sur un élément de courant mobile de façon à produire la même orientation relative. M. de la Rive l'a démontré à l'aide d'un Jîspositif ingénieux qui consiste a placer, perpendiculairement a un bouchon flottant sur de l'eau acidulée, deux

Istmes de cuivre et de zinc (fig. 27). En réunissant ces clenx lames par un fil conducteur AB on a un élément iTiol>ile sur lequel on peut vérifier l'action d'un aimant.

,A,ction des courants sur les courants. Ampère

«e se borna pas à constater l'action des courants sur les

VivARBZ. Phénomènes électriques. 6

Fig. 27. — Dispositif de la Rive.

aimants, il combina une série de dispositifs ingénieux qui lui permirent de généraliser Tobservation d'Œrstedt et de manifester Faction des courants électriques sur les courants électriques.

Sans entrer dans le détail de ces expériences, nous nous bornerons à en rappeler les résultats, qui se résument en la règle suivante :

Deux courants consfergents s'attirent lorsqu'ils s'approchent ou s'éloignent de leur point de croisement; ils se

Fig. 28. — Coupants convergents. Fig. 29. — Gourants divergents.

repoussent lorsque Vun s'en approche et que Vautre s'en

éloigne.

Ainsi deux courants tels que AB AC (fig. 28) s'attirent, deux courants tels que AB AC (fig. 29) se repoussent.

Il est évident que l'action réciproque des courants parallèles est un cas particulier de ce cas général.

Solénoïdes. — Si on enroule en hélice un fil parcouru par un courant, on forme un système particulier qui porte le nom de solénoïde et qui jouit des propriétés d'un véritable aimant. On obtient cette condition en disposant les solénoïdes comme l'indiquent les figures 30, 31, 32.

Ils peuvent tourner autour de l'axe que forment leurs pointes terminales. Celles-ci plongent dans des bains de mercure et y recueillent le courant amené par des conducteurs.

Suspendues, de façon à être mobiles, ces hélices obéis-

Page 1