RENDEMENT DES DYNAMOS
d'une machine à vapeur, on n'en retire qu'un. On perd
donc en réalité -^ ou 92 p. 100 de l'énergie renfermée
dans le charbon.
Les machines dynamos électriques sont, au contraire^ considérées en elles-mêmes et en dehors de leur accouplement avec les moteurs à vapeur, d'excellents transformateurs d'énergie mécanique.
Leur rendement, c'est-à-dire le rapport entre le travail extérieur qu'elles restituent et le travail qu'elles ont absorbé, varie de 85 à 90 p. 100, et peut même dépasser ce dernier coefficient.
Les 10 à 15 p. 100 qui constituent la perte se retrouvent en chaleur dans les diverses parties de la machine.
Cette perte résulte des frottements mécaniques de l'arbre entre ses paliers, des balais sur les collecteurs, de réchauffement des fils, des courants de Foucault ([ui se produisent dans l'armature de l'induit, et enfin d'un phénomène particulier appelé Hystérésis (1), qui
(1) Soit deux axes rectangulaires OXOY. Supposons qu'on porte, sur l'axe OX, les valeurs de l'intensité du champ magnétique dans une bobine h noyau de Ter doux, et qu'aux points correspon dant à chacune de ces valeurs, on élève une ordonnée égale à la valeur de l'induction en gauss.
Si ou mesure ces valeurs successives sur un noyau de fer ^'ÉT. 112. — Hystérésis.
n'ayant jamais été aimante, on aura une courbe telle que OA (fig. 112). Si on fait
détermine réchauffement du fer lorsqu'il est soumis a des variations périodiques d'aimantation.
Etude des dynamos au moyen de leurs carac^ téristiques. — M. Marcel Deprez a imaginé une méthode graphique qui permet de se rendre compte, d'une façon assez simple, des conditions dans lesquelles fonctionnent les différents types de dynamos. Cette méthode consiste à dresser, pour les machines en essai, une ou plusieurs courbes qu'on appelle les caractéristiques de cette machine.
Supposons qu'on veuille étudier la marche d'une dynamo tournant à une vitesse déterminée et appelée à travailler sur un circuit extérieur de résistance variable. On réunit les bornes de la machine par un rhéostat ou résistance qu'on peut faire passer par une série de valeurs successives connues, et on note, pour chacune de
ces valeurs, la différence de potentiel et l'intensité du courant correspondantes, constatées par la lecture d'un voltmètre et d'un ampèremètre. On dresse le tableau de ces dernières quantités.
Cela fait, sur deux axes rectangulaires OX, OY (fig. 113) on porte successivement : 1* sur OX, les valeurs des intensités ; 2° sur OY, les valeurs des différences de potentiel. Chacune d'elles correspond à un point M et
Fig. 113. — Construction des caractéristiques.
décroître ensuite l'intensité du champ magnétique, du maximum qu'on a atteint, jusqu'à zéro, on constate que les valeurs d'induction ne repassent pas par les valeurs précédentes et que, pour un magnétisme nul, Tinduction a une valeur OB qui correspond au magnétisme rémanent.
En faisant varier le sens et l'intensité du courant de G à D' puis