‹ Les phénomènes électriques et leurs applicationsChapitre 72 sur 209 · CONSTITUTION DES ACCUMULATEURS · texte numérisé non relu

CONSTITUTION DES ACCUMULATEURS

avait soumis à trois semaines d'essais, dans son labora* toire, ce que, dans une lettre, rendue publique, du 6 juin 1881, il appelait une merveilleuse botte d'électricités

Réduit k son véritable rôle, qui est plus modeste que le rôle universel qu'on avait voulu lui faire jouer, l'accumulateur, perfectionné par de nombreux inventeurs, adapté aux conditions d'applications pratiques qu'il peut remplir, a prouvé, depuis près de vingt ans, qu'il est un des plus précieux auxiliaires de l'électricité industrielle, surtout quand on l'utilise sur place sans aucun transport. Il est, dans ces conditions, une foule de circonstances dans lesquelles, malgré la délicatesse de leur fonctionnement, les accumulateurs rendent de grands services.

Nous nous bornerons à en citer quelques-unes.

Lorsqu'on a une force motrice disponible pendant le jour, ce qui est le cas ordinaire des stations centrales

d'électricité, on peut l'utiliser à charger des accumulateurs qui concourent k l'éclairage du soir. \

Lorsque le moteur qui doit actionner une dynamo n'a pas une marche suffisamment régulière, on peut, au lieu de l'employer directement, s'en servir pour charger des accumulateurs qui fonctionnent comme volants.

On peut également utiliser les accumulateurs dans les distributions d'énergie en les chargeant k distance.

Enfin, il est quelquefois avantageux de charger des accumulateurs en un lieu déterminé et de les décharger là où leur courant est nécessaire.

Malgré les critiques exposées plus haut, cette circonstance est assez fréquente. Elle comprend, comme cas particulier, une question d'un intérêt considérable : la traction électrique.

Constitution des accumulateurs, — Presque tous les types connus d'accumulateurs (et ils sont nombreux) sont des accumulateurs au plomb.

■ Les plaques sont généralement constituées par des cadres en plomb additionné de 5 à 8 p. 100 d'antimoine et rendu, de cette façon, inaltérable aux acides.

Sur ces cadres on s'efforce de retenir, par divers

Fig. va. — Arcumulnlcur Fulmcn, systèine D, Toiiimasi.

artifices, soit les produits de la formation naturelle par charges et décharges successives, soit les matières <jui servent à la formation rapide. De lii, une très grande variété de construction de ces cadres qui se présentent, tantôt sous la forme de grillage retenant dans leurs alvéoles la matière active, tantôt sous la forme de plaques

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gaufrées ou striées disposées de façon » produire le même résultat.

Nous avons vu plus haut que M. C. Faure avait imaginé de retenir la matière active par une enveloppe de feutre. Divers inventeurs ont appliqué des procédés analogues au cas de la formation rapide. Tel est l'accumulateur l''ulmeii (système D.

Tommasi ' dans lequel !c grillage est entouré d'une enveloppe de celluloïd perforée d'un grand nombre de petits trous. 1, 'oxyde de plomb est entre les deux (fig. 132-133).

Ces dispositifs sont surtout en usage pour les accumulateurs employés sur les tramways et qui sont soumis à des trépidations constantes.

Les positifs sont préparés avec une pâte de minium malaxé avec une dissolution d'acide sulfurique ; les négatifs avec une pâte de litharge imprégnée de la même façon.

Les positifs avant une ten- ti^. las. — EiemoiiiB

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dance a se détormer plus avalème D. Tommaii.

facilement que tes négatifs,

on s'arrange de façon à encadrer un groupe de plaques

par deux négatifs extrêmes.

L'ensemble, négatifs et positifs, est placé dans des bacs en bois, doublés de feuilles de plomb. Plus récemment, on a utilisé des bacs en verre. M. Eugène Sartiaux a généralisé, dans les stations d'accumulateurs de la Compagnie du Nord, l'emploi de bacs rectangulaires en verre moulé, fabriqués par la Société de Saint-Gobain ViTAREZ. Phfnoniines flcctriquss. 14

(fig. 134). Certains de ces bacs ont jusqu'à 100 litres de capacité et peuvent contenir 360 kilogrammes de plaques, y compris le liquide qui les baigne et leurs accessoires.

Les récipients qui contiennent les plaques sont Isolés du sol par des supports en verre paraffiné ou en porcelaine.

Les électrodes doivent être assez distantes les unes des autres pour éviter les courts circuits qui pourraient résulter de la chute de matières désagrégées entre deux plaques, ou du gondolement qui se produit souvent par

Fig. 134. — BacB d'occumulatcura en verre.

suite d'une action chimique inégale en divers points de celles-ci. Pour la même raison, la partie inférieure des plaques doit être tenue à une distance sufRsante du fond des bacs.

Le liquide, dans lequel baignent les électrodes, est de l'acide sulfurique étendu contenant de 16 à 30 p. 100 d'acide normal, ce qui correspond à on titre de 1,12 à 1,22. Il est recommandé d'employer de l'acide sulfurique au soufre, pour éviter l'action, en circuit ouvert, des produits arsénieux que contient l'acide sulfurique fabriqué avec des pyrites.

Charge. —- On a intérêt à réduire la durée de la période de charge. Toutefois, il n'est pas prudent d'effec-

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