CORPS SERVANT AUX CANALISATIONS
conductibilité des principaux d'entre eux, on obtient la liste suivante :
Argent pur 100 p. 100
Cuivre pur 100 —
Or pur 78 —
Aluminium pur .• 64 — (1)
Zinc pur 29,9 —
Fer de Suède 10 —
Ëtain de Banc a 15,45 —
Platine. 10 —
Plomb pur 8,4 —
Nickel pur 7,89 —
Antimoine 3,88 —
Un rapide examen de cette liste suffit pour la réduire d'une façon très sensible. Les métaux précieux, l'argent, Tor, le platine, en sont tout d'abord éliminés. D'autres, comme le zinc, l'étaiu, doivent être mis de côté à cause de leur faible résistance mécanique. Le plomb, le nickel et l'antimoine ont une conductibilité trop faible.
Restent le cuivre, le fer, l'aluminium et leurs alliages.
Le choix se restreint encore; l'aluminium, malgré la réduction considérable que sa valeur a subie et les avantages qui résultent de sa faible densité, n'a pu être encore obtenu avec une résistance mécanique suffisante.
Le cuivre et le fer. — Le cuivre est le canalisateur
(1) D'après des expériences faites en 1897 par MM. J. Richards et Thomson la conductibilité de raluminium varierait de la manière suivante, suivant la pureté du métal :
98,5 p. 100 d'aluminium pur, 55 p. 100 de celle de cuivre pur. U9 — — 59 — — —
A 100 p. 100, la conductibilité serait de 66 à 67 p. 100. Les chiffres ci -dessus s'appliquent au métal écroui. Après recuisson» on gagnerait 1 p. 100.
par excellence de rélectricité, depuis qu'on sait le pré parer à un état de pureté absolue.
Pendant longtemps, on ne savait pas en éliminer les impuretés^ et, en particulier, Toxyde de cuivre, qui en réduisaient notablement la conductibilité. Les fils de cuivre employés à la fabrication des premiers câbles sous-marins étaient loin d'avoir les qualités électriques des fils qu'on emploie aujourd'hui.
Le tableau ci-après, emprunté à M. Preece, ingénieur en chef du Post-Office de Londres, montre la progression qu'elles ont suivie :
COMDUCTIBILITé
Fil du câble Douvre-Calaîs (1851) 42 p. 100
— Port-Patrik-Donaghade (1852) . 46 —
— Tranâatlantique (1850) 50 —
— de la mer Rouge (1857) 75 —
— de Malte et Alexandrie (1801). . 87 —
— du golfe Persique (1863) .... 89,14 —
— Transatlantique (1865) 96 —
— delamer d'Irlande (1883). . . . 97,5 —
Aujourd'hui, on dépasse même 100 p. 100 par rapport aux chiffres ci-dessus, qui sont établis en prenant pour base l'étalon Mathiessen réputé pur et en réalité moins pur que les cuivres électrolytiques du commerce, que les Etats-Unis envoient, depuis plusieurs années, par quantités considérables en Europe.
Près de sept fois plus conducteur que le fer, le cuivre est, il est vrai, plus cher que ce dernier, mais, à peu près, dans la proportion même de sa conductibilité, de sorte qu'il reste à son profit, en fin de compte, le bénéfice d'une économie dans les frais de transport, de manu-, tention et de pose, lesquels sont sensiblement proportionnels au poids du métal employé.
Si le fer est encore utilisé pour les lignes télégraphiques, c'est que pendant longtemps on n'a pas su