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ment se maintient tant que la personne qui fuit l'expérience se le
représente précisément. Si. pendant ce va-et-vient régulier du poids suspendu, le sujet en vient à se représenter des oscillations dans un plan vertical perpendiculaire av premier et concentre toute son attention sur cette forme nouvelle de mouvements, il verra bientôt que les oscillations régulières précédentes du poids se modifieront graduellement, et passant par une série d'oscillations obliques, s'arrêteront juste duns le plan voulu et s’etfectueront par conséquent de droite à gauche. Et tout cela, je le répète, se produit sans awcun mouvement conscient et volontair- de la main du sujet en expérience, et seulement grâce à la représentation motrice prédominante. Il est évident que tout se réduit aux faibles mouvements inconscients idéomoteurs qui s’exécutent toujours dans la direction du mouvement que l’on attend ; ces petits mouvements, non perçus par la conscience, en s’additionnant l’un avec l’autre, donnent comme résultat général, l'effet attendu d'un mouvement dans la masse du poids suspendu.
3° Spiritisme scientifique
Aujourd'hui qu'il est difficile de nier certaines communications télépathiques entre les vivants, que deux esprits vivants (deux humains) peuvent communiquer entre eux, doit-on conclure égalèment que l'esprit immortel de l’homme mort pourrait, lui, se communiquer dans certaines conditions d’ailleurs. aux vivants ? Nous abordons ici la question la plus complexe comme la plus grave de la psychologie contemporaine et le plus sage, pour le moment du moins, est de ne rien conclure, ni pour ni contre. Ta ‘society for psychical resear-ches”’ et le savant anglais William Crookes à sa tête, ont fait des expériences considérables, étonnantes. À ce sujet ;: les dernières ont été pratiquées à Milan (Italie), avec le médium Eusapia Paladino, par divers personnages parmi lesquels des Gocteurs matérialistes, c'est-àdire les moins susceptibles de croire à ce qui n’est pas. Nous ne donnerons pas ici le compte-rendu x extenso des séances, parcequ'il constitue un très long document : voici toutefois quelques uns des
faits obtenus : 1° mouvements mécaniques inexplicables avec le seul
contact des mains, 2° mouvements d'objets à distance sans aucun contact avec les personnes présentes, 3° transports d'objets divers pendant que les mains du médium étaient jointes avec celles de ses voisins, 4° contact avec une figure humaine, 5° apparitions de mains sur un fond légèrement lumineux, ete. ete. Le rapport que nous résumons est celui dans lequel les expérimentateurs déclarent les phé
nomènes dénués de toute supercherie où hallucination possible et dignes de l'attention scientifique la plus sérieuse; suivent les signatures, de grands fumistes sans doute ? Eh bien pas du tout, ce sont simplement : Giovanni Schiapparelli, directeur de l'observatoire astronomique de Milan, celui qui à découvert les “canaux” de la planète Mars, Charles Richet, professeur à la faculté de médecine de Paris, qu'un grand nombre d'entre nous ont pu entendre et admirer à Montréal l'été dernier, Charles Lombroso, professeur à la faculté de médecine de Turin, Alexandre Aksakotf, directeur du journal “Les études psychiques” à Leipzig, conseiller d'état du tzar, G. B. Ermacora, docteur en physique, (reorges Finzi, docteur en physique, et plusieurs autres. Après de pareils témoignages il n'y a que les gens de mauvaise foi qui peuvent nier de parti pris la réalité de certains phénomènes, mais quant aux causes de ceux-ci—ittendons. Crookes a positivement photographié dans son laboratoire, avec tout le contrôle désirable, en présence de témoins, des apparitions ou ma-
térialisations d’un médium (Melle Cook), convaincu qu'il était que la plaque sensible, elle du moins, ne saurait être hallucinée. J'ai sous les yeux de ces épreuves ainsi obtenues, elles sont superbes. Dans le cas présent le médium prétend ‘faire apparaître” l’image d'un mort quelconque, mais il tombe tout de même en léthargie pendant l’apparition. En étudiant de près les faits et en élaguaat la supercherie, ne s'aperçoit-on pas que les communications entre morts et vivants sont infiniment plus rares qu'on ne serait porté à le croire de prime abord, car qui dit “apparition” ou “revenant” ou “fantôme” ne dit pas toujours esprit ou âme d'un mort, loin de là. Au contraire si l’on scrute ces phénomènes, la plupart des prétendues visions sont celles d'êtres
vivants ou à l'article de la mort ; et pourquoi d'ailleurs les matéria-
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lisations produites par certains médiums ne seraient-elles pas, elles aussi, une extériorisation, télépathique ou non, mais visible, tangible, de ceux-ci, puisque l'apparition ne peut se produire sans l'abolition complète chez le médium de toute sensibilité, en d'autres termessans léthargie ou catalepsie profonde ? Les expériences déjà citées ne nous permettent-elles pas d'y entrevoir une possibilité sinon une probabilité de solution à la q: 2stion ? Quant aux maisons hantées etc., il faut être encore Lien sur la réserve avant de se prononcer ; les fumisteries abondent en ce dernier sens. Cependant, sans pécher par excès de crédulité, on peut dire qu'il existe des phénomènes &oidisant spirites qui sont indéniables comme faits et qu'avant de les rejeter sceptiquement en bloc, on est en droit de se demander si, vu l'état embryonnaire relatif de nos connaissances humaines, il n’y a pas là l'application de quelque loi naturelle inconnue jusqu'ici mais dont la théorie scientifique ne saurait tarder. Et les tables tournantes, m'objecterez-vous ? Nous croyons pour notre part que dans l'immense majorité des cas, elles tournent et parlent grâce aux mouvements involontaires inconscients des mains qui y sont apposées ; mouvements grandement exagérés par l’état d’anxiété d'esprit qui doit dominer un sujet nerveux à ce moment. Nous avons eu l'avantage, durant notre séjour à Paris, d'assister en compagnie d'expérimentateurs sérieux, de médecins distingués, à plusieurs séances des cercles “spirites” les plus en renom; no” compagnons et nous-même n'en sommes jamais sorti qu'avec la conviction que l’hystérie, l'hypnose et l’hallucination v jouaient un suprême rôle.
Passons maintenant à la démoniomanie fin de siècle. KEn 1895- 1896 des écrivains français, M. Huysmans (‘Les messes noires”) et MM. Léo Taxil et le Dr Hacks (sous le pseudonyme de Dr Bataille dans “Le Diable au XIXème siècle”), prétendirent qu'il existait des sectes de “satanistes” ou ‘’palladistes” qui rendaient un culte à leur dieu ; la signature authentique même, la griffe en un mot, de celuiei existerait à Rome dans tel endroit désigné (malheureusement on
n'a pu la retrouver après maintes recherches, quelque passionné col- Jectionneur d'autographes l'ayant probablement escamotée..….).Quoi-