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‘qu'il en soit, ces ouvrages, surtout celui du ‘Dr: Bataille” furent | la “beaucoup lus, même’ au Canada ; ceperdant plusieurs catholiques de éminen!s'émirent l'avis que les phénomènes opérés par les légions de la démons évoqués au cours des cérémonies rituelles, ressemblaient fort m à une œuvre de pure imagination, et protestèrent en conséquence. de Miss Diana Vaughan, ‘“ex-palladiste luciférienne”, présentée comme ce une convertie, était la principale héroîne de l'ouvrage. On chercha in naturellement à la connaître, mais toujours, sous des raisons diverses, | in elle s’y refusa. Son existence fut alors mise en doute ; un congrès se de ‘réunit même à Trente pour élucider la question, mais ses membres lo ne purent se mettre d'accord. Les choses en restèrent là jusqu’au 19 tie avril 1897 ; ce jour là Miss Diana Vaughan, cédant à des instances de sc plus en plus pressantes, devait donner à Paris même, dans la salle de p< ia Société de Géographie, une conférence destinée à prouver, avec son q! - existence réelle, la véracité des faits allégués. La conférence eut lieu, mais Diana Vaughan n'y parut point et pour de bonnes raisons, Leo Taxil les développa en avouant à l'auditoire que les révélations con- ‘ cernantla palladiste n'étaient qu'une suite de mystitications ; que le ; palladisme et ses héros, voire même principale héroïne, n'existaient ‘ # que dans son imagination.
Il ajouta que sa conversion à lui-même il y a 12 ans, au catholi- -cisgme, n'avait pas été plus sincère que le reste et qu'il n'avait pas cessé depuis cette époque, de ‘ jouer la comédie”. On voit combien le tout est éditiant et ce qu'il faut penser de cet amas de littérature démoniaque, que nous qualitions de démoniomanie, qui s’est
-. empilé en France pendant ces dernières années. D'ailleurs le prétendu culte existerait-il par impossible, qu'il faudrait simplement en ‘conclure qu'une nouvelle secte de détraqués s'est ajoutée aux derviches, aux ‘“-shakers ”’ et à l'Armée du Salut. Concluons donc de ce travail en terminant qu'il ne faut jamais dire telle chose ne peut avoir lieu ; savons-nous ce que la nature
devant nous, merveilleuses découvertes, problèmes insolubles résolus, «tmcompréhensible, déchitfré, ténèbres devenues clarté, tout çela no
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-nous tient en réserve ? Tout l’imprévu qui surgit à chaque instant | | | |
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laisse pas la pensée sans émotion et, en vérité, il serait permis de se demander si quelque jour, l'homme ne sera pas terrifié par les révélations qu'il aura cherchées ! N'a-t-on pas découvert une chose inimaginable : la constitution chimique des astres, déclarée absurde par des esprits éminents et cependant l'analyse spectrale nous a révélé cette constitution ! Pourra-t-on jamais établir des communications inter-astrales ? ce n'est pas moins possible. Signalons enfin le péril inhérent aux expériences de psychisme avec lesquelles on joue cependant sans se douter du grand danger qu'elle font courir ; nous voulons surtout parler des expériences plus ou moins publiques d'occultisme, de spiritisme ou d’hypnotisme et non entreprises dans un but scientifique. Plusieurs gouvernements européens ont déjà aboli, et pour cause, ces sortes de séances dans leur territoire; espérons qu'avant longtemps,on agira aussi sagement en Canada.