Fois quelle affreuse.... Exil de plusieurs mem
314 LES PHILiPPiaUES.
bres du Parlement^ après le Lit-de-Justice, tenu dans la nuit du 28 au 29 août 171 8.
Le Régent fit enlever M- le Président de Blamont, MM. de Saint-Martin etFeydeau, — conseillers principaux.
La version de 1795 précisant davantage cet enlèvement, nous l'offrons à nos lecteurs :
Vont chercher les plus nobles têtes Jusques dans le sein de Thémis.
<c Enlèvements nocturnes de MM. de Blamont, président, de Saint-Martin et Feydeau, conseillers^ que Ton conduisit aux Iles d'Oléron et de Sainte-Marguerite * . Les Mousquetaires et les Gardes-du-corps furent chargés de ces expéditions. »
43 . — Nos guerriers. . . . Les Mousquetaires ayant servi à ces honteuses expéditions, furent appelés les valets de la Régence ; mais c'est aux officiers qu'il faut s'en prendre.
44. — Fuis, Princesse On avait conseillé à Madame la Duchesse du Maine de se retirer, quand on arrêta l'Ambassadeur d'Espagne *.
^ L*ile Sainte-Marguerite a vu des choses étranges sous la Monarchie ; les temps modernes ont repris cette tradition historique.
' Philippe d'Orléans eut raison de faire arrêter Cellamare, ambasss^ur de Madrid; il méditait la ruine de la France; les hilSLvdsMc Louis XIV se trouvaient dans le complot. Quel patriotisift I
La Ipuchesse du Maine conduisait cette intrigue, qui, si elle eût abouti, dépossédait le Régent au bénéfice de Philippe V d'Espagne.
Le duc de Richelieu et le marquis de Saillans (d'Estaing) furent
Version de 1795 : « Retraite de la duchesse du Maine à- Sceaux, où elle fut]arrêtée quelque temps après, et conduite à la citadelle de Dijon, dans le gouvernement du duc de Bourbon, qui eut, par conséquent, la honte de se faire en quelque sorte le geôlier de sa tante. Le duc du Maine fut relégué au château de Dour^ lens. »