Te crier un emploi On parlait de lui donner
la place de Villeroy.
Cette note de notre manuscrit vient de l'Édition hollandaise de 1723; nous la transcrivons par devoir, ne voulant pas tronquer, fût-ce pour une ligne, à moins de corrections nécessitées ^^x les grandes privautés de langage, une Édition de notes, qui, nous Tespérons, donnera pleine satisfaction aux savants et aux gourmets littéraires ; ces notes, on l'a discerné au premier flair, respirent le génie du dix-huitième siècle, clair, précis, méthodique, avec une liberté d'expressions que nous ne pouvons pas admettre dans un ouvrage sérieux. — Mais il ne fut jamais question de La Force pour le poste de Villeroy; l'annotateur du manuscrit a suivi la version de 1723, sans consulter les auteurs autorisés de Tépoque.
XL Annotateur de ïSjj.)
'i^,^^ Poursuis, Néron Empereur cruel, auquel
on compare le Régent. Les ministres de ce dernier étaient Le Blanc, d'Argenson, Desforts et le trop fameux Law.
Notre manuscrit ajoute Law et sa séquelle; le mot nous a paru excellent en toute manière ; et, si Ton songe?
354 LES PHiLippiauEs.
aux dilapidations de numéraire^ aux espérances déçues du papier-monnaie, à la banqueroute nationale, au système d'inquisition inventé pour punir ceux qui préféraient l'or au papier, nos lecteurs nous sauront gré de souligner Law et sa séquelle; le mot est d'une autre époque; notre tour moderne de phrase n'est pas fait pour l'enchâsser, — mais il vaut, à lui seul, une peinture hollandaise, — et des meilleures !
{L Annotateur de iSyS-)
Version de 1795 : « L'auteur a imité les vers de Briiannicus (juct. 5, scène 6), parce qu'un jour que l'actrice chargée du rôle d'Agrippine les récitait sur le théâtre du Palais-Royal, les yeux des spectateurs se tournèrent vers la loge occupée par le Régent et ses favoris. »
Autre version de 1795 :
a Veux-tu t'assurer de l'Espagne. Il est très-vrai que, dans l'intention de contenir l'Espagne, puissance qu'il craignait le- plus alors personnellement, le Régent fit tout pour se concilier la bienveillance de l'Empire, de l'Angleterre et de la Hollande; mais nous n'avons vu nulle part qu'il ait jamais été question des cessions dont parle ici l'auteur, sinon dans ce couplet des Noëls du temps :
Arrivant d'Angleterre,
L'Ambassadeur Dubois,
En mettant pied à terre,
Aperçut les trois rois ; •
Faisons vite un traité,
Dit-il, avec ces princes ;
Donnons des millions, don, don ;
S'il ne suffisent pas ^ là, là, »
Uchotts quelques provinces!
« Mais des chansons ne sont pas des autorités assez sûres pour une inculpation aussi grave; et nous avons dû le dire. x>
L'honnête homme de 1795 donne ici un bon exem pie d'impartialité. L'historien, rédigeant une note, ne doit rien négliger; les lumières sont nécessaires, indispensables ; il ne faut rien accepter sans preuves dûment contrôlées, — c'est la règle.
(L* Annotateur de i8yj.)