Oit d'Argenson Voleur insigne, tué par
Thésée ; les Poètes feignent qu'il est condamné à traîner éternellement un gros caillou {lisez rocher), au haut d'une montagne, d'où il retombe chaque fois.
31 et 32. — Revenez briller Le Roi, après son
sacre, fit revenir tous les honnêtes gens q A le Régent avait exilés.
Version de 1793 : « Le chancelier d'Aguesseau, les maréchaux de Villeroy, d'HuxelIes, de Tallard et de Bezons, le duc de Noailles, et une foule d'autres sel-
gneurs, éloignés de la Cour au commencement du ministère du cardinal Dubois. Le comte de Noce, ami particulier du Régent, fut exilé pour un mot qui lui fait honneur, et que nous allons citer. Le prince demandait ce qu'on pensait du nouveau premier ministre. On dit, répond le comte, que Votre %Altesse Royale en fera tout ce qu'elle voudra, mais qu'il lui sera toujours impossible d'cû faire un honnête homme. Ce seigneur fut exilé le lendemain, et rappelé le jour même de la mort du cardinal, par un billet aussi extraordinaire que la faiblesse du Ré- ' gent à le laisser partir. Il écrivit de sa propre main au comte de Noce : Morte la b(te, mort le venin. Je t'attends à souper ce soir, au Palais-Royal. »
Sur la strophe XIII, et à propos des mesures réparatrices du jeune roi, l'Édition Malassîs s'exprime ainsi : i< Le 16 février, Thilippe quittant le titre de Régent de France, remit au roi le dépôt apparent de V autorité souveraine, et, par un sinistre présage, le premier emploi qucnfit le tnonarque adolescent fut de signer le même jour F exil de son gouverneur (Lemontey). Le chancelier fut également exilé.
Noailles seul fut rappelé : « Le duc d'Orléans rappela de Texil le duc de Noailles, qu'il avait toujours aimé autant qu'il l'estimait. A la première vue, il Tembrasse tendrement, lui proteste que sa disgrâce n'est venue que de ce coquin de cardinal Dubois, pour me servir de ses propres termes. Hé bien, que dirons-nous, ajoute-t-il avec une sorte d'embarras. Pax vivis, requies defunctis, répond Noailles en homme d'esprit. » {Mémoires politi-
408 LES PHILIPPiaUES.
ques et militaires du duc de NoailkSy édition Michaud, page 280.)