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M. lOUFFROY ÉCRIVAIN. 225
ni observables. On y lit Thistoire d'une circonstance mal déterminée, Résignée par une métaphore poétique, et nommée empire de soij possession de soij et on n'y lit rien autre chose. Est41 étonnant que l'écrivain ne reconnût pas le monde intérieur dans le tableau qu'il en faisait, lorsqu'il relisait cette phrase : < Nos facultés sont tout à < fait sous l'impulsion des mobiles ou tendances « de notre nature, qui réclament certains objets, « aspirent à certaines fins, poussent nos facultés « dans la direction qu'elles veulent, sans que nous * intervenions, nous, pour empêcher cette direction « ou la rectifier*. » Qu'entenl-on par des facultés qui veulent? qu'est-ce qu'une faculté poussée par une tendance? Quel est ce nous qui intervient en nous-mêmes, et qui e&t distinct des tendances et des facultés? Comment peindre le monde intérieur, qui est composé de faits, en évitant de marquer les faits? Qui le découvre à travers ces expressions si générales, tirées péniblement des faits par tant d'intermédiaires? Qui peut remonter d'un coup d'oeil la chaîne des opérations qui les ont formées ? Qui surtout la remontera à travers tant d^anneaux brisés, de fautes de langue, de termes impropres ou obscurs? Priez un grammairien d'examiner ces mots : Faits moraux de la nature